II. DIAGNOSTIC 10. Le numérique constitue un secteur déterminant dans le développement économique et social du Sénégal. C’est un levier essentiel de démultiplication des gains de productivité et d’accroissement de la compétitivité de tous les secteurs de l’économie, à travers l’offre des biens et des services numériques. 11. Il est porté par le sous-secteur des Télécommunications qui s’est développé à la faveur de la privatisation de l’opérateur historique SONATEL, la mise en place d’une autorité de régulation mais également, l’ouverture du marché à deux (2) autres opérateurs globaux, TIGO et EXPRESSO et à un (1) opérateur de service universel, le Consortium du Service Universel (CSU). 12. En termes de parc, le marché du mobile qui est le plus important est réparti entre les trois (3) opérateurs : Orange détient 55,07%, suivi par Tigo (23,12%), et Expresso (21,81%).1 13. L’industrie des Télécommunications au Sénégal constitue la locomotive actuelle de l’économie numérique et représente le socle sur lequel va s’élaborer la transition numérique de toute l’économie. 14. L’écosystème du numérique est constitué d’entreprises privées principalement de PME et de « Startups » actives dans la conception et le développement d’applications, l’intégration, l’ingénierie et le conseil en général. II.1 Le numérique, moteur de croissance de l’économie nationale 15. Le numérique est un des moteurs de la croissance de l’économie nationale; à la fin de l’année 2014, la branche Postes et Télécommunications qui domine particulièrement ce secteur a contribué au (PIB) à hauteur de 6,28% en valeur (soit 10,4% en volume), équivalent à 475 milliards de FCFA en valeur pour un PIB de 7.569 milliards de FCFA en valeur.2 16. Jusqu’en 2007, les Télécommunications contribuaient fortement à la croissance économique du Sénégal; cependant, on note une tendance baissière en dépit de la cinquième place occupée en faveur de sa contribution à la croissance à travers les offres de produits et services. Par ailleurs, la contribution de la branche Postes et Télécommunications est passée de 1,5% à 0,2% entre 2006 et 2014 tandis que le taux de croissance des volumes du PIB, historiquement à deux chiffres, s’est essoufflé considérablement en passant de 23,6% à 2% de 2006 à 20143. 17. Néanmoins, le chiffre d’affaires global des Opérateurs de Télécommunications est en progression, passant de 635 milliards en 2010 à 820 milliards en 2014, avec une augmentation de près de 10 % ces deux dernières années4. A la faveur de cette croissance continue des Opérateurs de Télécommunications, boostée par l’adoption du téléphone 1 Source : ARTP, Rapport trimestriel sur le marché des télécommunications au 30 juin 2016 Source : ANSD, comptes nationaux 2014 3 Source : ANSD, comptes nationaux 2014 2 4 Source : ANSD 9

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