démographique et de création de richesses et d’emplois, notamment pour les femmes et
les jeunes et d’entrainement des différents secteurs économiques.
43. Aujourd’hui encore, les profils produits ne répondent pas toujours aux besoins exprimés
par les acteurs du marché en dépit du nombre élevé d’établissements où des cours axés sur
le numérique sont dispensés. Les programmes de formation des établissements
d’enseignement devront être améliorés face aux besoins changeants qu’exige le rythme
accéléré des innovations notées dans le secteur.
II.7 Le climat des affaires dans le secteur du numérique
44. Le climat des affaires dans le secteur du numérique est marqué par un environnement
fiscal à améliorer; au titre de l’impôt sur les sociétés (IS), le secteur des
Télécommunications est taxé à 35%, par rapport aux autres secteurs de l’économie taxés à
30%.
45. Parmi les taxes en vigueur, figure la redevance d’utilisation des Télécommunications
(RUTEL) initialement fixée à 5% du montant hors taxes des prestations éligibles. Celle-ci
est payée en fonction de l’accès ou de l’utilisation du réseau de Télécommunications.
46. Pour le financement du Plan Sénégal Emergent (PSE), l’Etat a également institué en 2015
un prélèvement spécial sur le secteur des Télécommunications (PST), d’un montant de 1%
du chiffre d’affaires hors interconnexion des exploitants des réseaux de
Télécommunication ouverts au public.
47. Le Code des Télécommunications a créé un Fonds de Développement du Service
Universel des Télécommunications (FDSUT) destiné à l’expansion de l’accès/service
universel et au financement des charges de tout service public utile au développement des
services de Télécommunications, des TIC ainsi que celui des services publics de l’énergie
et de l’audiovisuel.
48. Ce dispositif a été modifié en 2012 par l’introduction de la Contribution au
Développement du service universel des Télécommunications et du secteur de l’Energie
(CODETE), une taxe exigible de tout exploitant de réseaux ouverts au public agréé au
Sénégal. Elle est fixée à 5% du chiffre d’affaires hors taxes de l’exploitant, net des frais
d’interconnexion réglés aux autres exploitants de réseaux publics de télécommunications.
49. Les ressources ainsi collectées sont affectées pour 2,5% aux Télécommunications et
97,5% au Fonds de Soutien à l’Energie (FSE) ; cela réduit de manière significative les
moyens destinés aux missions de développement du service universel.
50. Les coûts et les conditions d'accès aux ressources spectrales par les acteurs ayant un
impact important sur les tarifs aux usagers des services, il peut être envisagé un modèle
basé sur les meilleures pratiques en vigueur tout en garantissant un certain niveau de
revenus à l'Etat.
51. Aujourd’hui encore, l’entreprenariat est très marqué chez les professionnels du secteur.
Toutefois, les jeunes entrepreneurs du numérique bénéficient de très peu de soutien, aussi
bien avant qu’après la création de leur entreprise.
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