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22 juin 2004
JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Texte 2 sur 108
III. − Lorsque les collectivités territoriales font application de l’article L. 1425-1 du code général des
collectivités territoriales en matière de radiocommunications mobiles de deuxième génération, les zones,
incluant des centres-bourgs ou des axes de transport prioritaires, qu’elles ont identifiées comme n’étant
couvertes par aucun opérateur de radiocommunications mobiles, sont couvertes en téléphonie mobile de
deuxième génération par l’un de ces opérateurs chargé d’assurer une prestation d’itinérance locale.
Par dérogation à la règle posée à l’alinéa précédent, la couverture en téléphonie mobile de deuxième
génération dans certaines des zones visées est assurée, si tous les opérateurs de radiocommunications mobiles
en conviennent, par le partage des infrastructures mises à disposition des opérateurs par les collectivités
territoriales en application dudit article.
Les zones mentionnées au premier alinéa sont identifiées par les préfets de région en concertation avec les
départements et les opérateurs. En cas de différend sur l’identification de ces zones dans un département, les
zones concernées seront identifiées au terme d’une campagne de mesures menée par le département,
conformément à une méthodologie validée par l’Autorité de régulation des télécommunications. Elles font
l’objet d’une cartographie qui est transmise par les préfets de région au ministre chargé de l’aménagement du
territoire au plus tard dans les trois mois suivant la promulgation de la présente loi. Le ministre chargé de
l’aménagement du territoire adresse la liste nationale des zones ainsi identifiées au ministre chargé des
télécommunications, à l’Autorité de régulation des télécommunications et aux opérateurs de téléphonie mobile
de deuxième génération.
Sur la base de la liste nationale définie à l’alinéa précédent et dans les deux mois suivant sa transmission
aux opérateurs par le ministre chargé de l’aménagement du territoire, les opérateurs adressent au ministre
chargé des télécommunications, au ministre chargé de l’aménagement du territoire et à l’Autorité de régulation
des télécommunications un projet de répartition entre les zones qui seront couvertes selon le schéma de
l’itinérance locale et celles qui seront couvertes selon le schéma du partage d’infrastructures, un projet de
répartition des zones d’itinérance locale entre les opérateurs, ainsi qu’un projet de calendrier prévisionnel de
déploiement des pylônes et d’installation des équipements électroniques de radiocommunication. Le ministre
chargé des télécommunications et le ministre chargé de l’aménagement du territoire approuvent ce calendrier
prévisionnel dans le mois suivant sa transmission par les opérateurs. L’Autorité de régulation des
télécommunications se prononce sur les répartitions proposées, qui ne devront pas perturber l’équilibre
concurrentiel entre opérateurs de téléphonie mobile, dans le mois suivant leur transmission par les opérateurs.
L’ensemble du déploiement est achevé dans les trois ans suivant la promulgation de la présente loi.
Le ministre chargé de l’aménagement du territoire fait rapport annuellement au Parlement sur la progression
de ce déploiement.
IV. − Les infrastructures de réseau établies par les collectivités territoriales en application du III sont mises
à disposition des opérateurs autorisés selon des conditions techniques et tarifaires fixées par décret en Conseil
d’Etat.
V. − L’opérateur de radiocommunications qui assure la couverture selon le schéma de l’itinérance locale
dans une zone visée au III conclut des accords d’itinérance locale avec les autres opérateurs de
radiocommunications mobiles et des conventions de mise à disposition des infrastructures et/ou des
équipements avec les collectivités territoriales.
VI. − Une convention de mise à disposition des infrastructures est conclue sur la base du droit privé entre
l’opérateur exploitant ces infrastructures et la collectivité territoriale, dans le respect des dispositions de l’article
L. 1425-1 du code général des collectivités territoriales.
Cette convention détermine notamment les conditions de maintenance et d’entretien de ces infrastructures.
VII. − Après l’article L. 34-8 du code des postes et télécommunications, il est inséré un article L. 34-8-1
ainsi rédigé :
« Art. L. 34-8-1. − La prestation d’itinérance locale est assurée dans des conditions objectives, transparentes
et non discriminatoires.
« Cette prestation fait l’objet d’une convention de droit privé entre opérateurs de radiocommunications
mobiles de deuxième génération. Celle-ci détermine les conditions techniques et financières de fourniture de la
prestation d’itinérance locale. Elle est communiquée à l’Autorité de régulation des télécommunications.
« Pour garantir l’égalité des conditions de concurrence ou l’interopérabilité des services, l’Autorité de
régulation des télécommunications peut, après avis du Conseil de la concurrence, demander la modification des
accords d’itinérance locale déjà conclus.
« Les différends relatifs à la conclusion ou à l’exécution de la convention d’itinérance locale sont soumis à
l’Autorité de régulation des télécommunications, conformément à l’article L. 36-8. »
VIII. − Le troisième alinéa (2o) de l’article L. 36-6 du même code est complété par les mots : « , et aux
conditions techniques et financières de l’itinérance locale, conformément à l’article L. 34-8-1 ».
IX. − Après le 2o du II de l’article L. 36-8 du même code, il est inséré un 2o bis ainsi rédigé :
« 2o bis La conclusion ou l’exécution de la convention d’itinérance locale prévue à l’article L. 34-8-1 ; ».
X. − Dans la zone où il assure une prestation d’itinérance locale, l’opérateur de radiocommunications
mobiles fournit au moins les services suivants : émission et réception d’appels téléphoniques, appels d’urgence,
accès à la messagerie vocale, émission et réception de messages alphanumériques courts.
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