31. Il faut toutefois reconnaitre qu’il est difficile de comparer les formules de téléphonie
mobile d’un pays à l’autre et d’un opérateur à l’autre, puisque les technologies (2G, 3G,
4G), et les forfaits Internet mobile varient régulièrement.
32. Tous les pays Africains ont aujourd’hui accès à l’international cependant, le manque de
concurrence au niveau national contribue fortement à maintenir les prix à un niveau élevé.
C’est ainsi que l’Afrique australe et de l’Est présentent un niveau de développement des
réseaux et des services numériques plus important grâce au degré de concurrence élevé
(figure 8).
Figure 8 : Degré de concurrence des liaisons de fibre optique en Afrique sub-saharienne
[Source: Analysys Mason, 2014]
II.5 L’état de préparation des secteurs prioritaires à l’économie numérique
33. Le niveau de préparation à l’intégration du numérique dans les secteurs prioritaires
identifiés dans le cadre du Plan Sénégal Emergent (PSE) est varié.
34. L’agriculture, un des plus gros employeurs du pays, en est à un niveau basique
d’adoption des TIC. Les initiatives connues de leur introduction dans l’agriculture,
l’élevage et la pêche restent encore expérimentales.
35. S’agissant du Commerce, le Sénégal est au stade des balbutiements du développement du
commerce électronique en raison du manque de confiance face à de nouvelles pratiques de
paiement, du faible taux de bancarisation des populations, de l’inadéquation dans le
système d’adressage et de la faiblesse de la logistique pour la livraison des produits.
Toutefois, avec l’avènement des startups, plusieurs plateformes se déploient aujourd’hui
avec succès sur le marché local.
36. L’appropriation des TIC est plus élevée dans le domaine de l’éducation, avec plusieurs
programmes en cours de mise en œuvre. On peut citer le projet Ressources Numériques
Pour Tous (RNPT) pour pallier le manque de professeurs dans les disciplines aussi
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