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collecter des informations, recruter, organiser, promouvoir leurs idées et leurs
activités et demander des fonds, mais ils pourraient à terme y recourir pour un
attentat.
7.
Il est de plus en plus souvent signalé que des États développent des techniques
informatiques comme instruments de guerre et de renseignement, ainsi qu’à des fins
politiques. L’absence de certitude sur l’origine de ces actes, et d’une communauté
de vues sur ce qui constitue un comportement acceptable pour un État risque de
créer instabilité et confusion.
8.
Que des personnes, des groupes ou des organisations, notamment criminelles,
agissant pour le compte d’autrui, exécutent en ligne des activités perturbatrices
suscite une inquiétude croissante. Qu’ils agissent pour des motifs financiers ou
autres, ces intermédiaires peuvent offrir toute une gamme de services pernicieux à
des acteurs étatiques et non étatiques.
9.
L’utilisation croissante des TIC dans des infrastructures vitales crée de
nouvelles vulnérabilités et de nouvelles possibilités de perturbations, de même que
l’usage de plus en plus répandu de matériel de communication mobile et de services
sur le Web.
10. Les États craignent aussi que la chaîne d’approvisionnement des TIC soit
influencée ou corrompue d’une façon qui en compromette l’exploitation normale,
sûre et fiable. L’incorporation dans les TIC de fonctions malveillantes cachées peut
saper la confiance placée dans les produits et les services ainsi que dans le
commerce, et nuire à la sécurité nationale.
11. Le niveau de capacité et de sécurité des TIC étant différent selon les États, la
vulnérabilité du réseau mondial en est d’autant plus grande. Les disparités entre les
législations et les pratiques nationales peuvent également créer des obstacles à la
mise en place d’un environnement numérique sûr et robuste.
III. Mesures de coopération
12. Les risques associés aux réseaux à interconnexions mondiales appellent des
réactions concertées. Ces 10 dernières années, les États Membres ont réaffirmé à
maintes reprises que la coopération internationale était indispensable face aux
menaces qui pèsent sur la sécurité informatique, pour la lutte contre l’utilisation
malveillante des technologies de l’information, la mise en place d’une culture
mondiale de cybersécurité et de la promotion des autres mesures voulues pour
réduire les risques.
13. Une action internationale a été engagée ces 10 dernières années contre la
menace de la cybercriminalité, notamment à l’Organisation de coopération de
Shanghai, à l’Organisation des États américains, à l’Association de coopération
économique Asie-Pacifique, au Forum régional de l’Association des nations de
l’Asie du Sud-Est (ASEAN), à la Communauté économique des États de l’Afrique
de l’Ouest, à l’Union africaine, à l’Union européenne, à l’Organisation pour la
sécurité et la coopération en Europe et au Conseil de l’Europe, ainsi qu’entre États,
sous la forme d’initiatives bilatérales.
14. Il convient d’accorder l’attention requise aux domaines d’intérêt transnational
qui ne sont pas liés à la criminalité, tels que le risque de confusion dû à une
divergence de vues sur les normes internationales visant l’utilisation des TIC par les
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