Les opérateurs d’importance vitale, acteurs de la stratégie de sécurité nationale
Le dispositif SAIV met l’opérateur d’importance vitale au centre du dispositif lui offrant ainsi un statut particulier :
- la désignation du délégué à la défense et à la sécurité au sein de l’entreprise. Elle permet à l’autorité adminitrative
de disposer d’un interlocuteur unique et habilité au niveau « Confidentiel défense » à qui elle communique directement les changements de posture du dispositif VIGIPIRATE ;
- la procédure dite de « criblage ». Elle offre la possibilité à l’OIV de demander à l’autorité administrative de vérifier
que les caractéristiques de la personne souhaitant accéder à son PIV ne sont pas incompatibles avec la sécurité du
site concerné ;
- le plan de protection externe (PPE). Réalisé sous l’autorité du préfet de département, il complète le dispositif de
protection du PIV. Il décrit et planifie les capacités humaines et matérielles de l’Etat pour intervenir sur le PIV. Il
prévoit également les mesures de surveillance des zones périphériques.
La continuité des activités essentielles
Le SGDSN a lancé en 2013 un processus de révision des
directives nationales de sécurité.
L’un de ses objectifs est d’adopter une approche tous
risques afin d’inciter les opérateurs à se préparer à faire
face à toutes sortes de crises susceptibles d’affecter leur
personnel, leurs locaux, leurs réseaux et leurs installations de production en élaborant des plans de continuité
d’activité (PCA).
Ces documents sont une obligation pour les OIV. Un
guide méthodologique d’aide à l’élaboration des PCA a
été réalisé par le SGDSN et mis à disposition du grand
public en 2013.
La cybersécurité
Dès 2008, le Livre blanc sur la défense et la sécurité
nationale identifiait les attaques contre les systèmes
d’information comme l’une des principales menaces
qui pèsent sur notre défense et notre sécurité : « blocage malveillant, destruction matérielle, neutralisation
informatique, vol ou altération de données, voire
prise de contrôle d’un dispositif à des fins hostiles ».
Pour faire face aux nouvelles menaces sur les systèmes
d’information, l’article 22 de la loi de programmation
militaire de 2013 impose désormais aux opérateurs
d’importance vitale de renforcer la sécurité des systèmes
d’information qu’ils exploitent.
SAIV et VIGIPIRATE
La sécurité des activités d’importance vitale vise à
faciliter l’application du plan VIGIPIRATE en associant les opérateurs concernés à l’effort de vigilance,
de prévention et de protection contre le terrorisme.
Les opérateurs d’importance vitale doivent décliner dans
leurs plans les mesures du plan VIGIPIRATE qui les concernent et doivent donc être en mesure de réagir aux
postures décidées par le Gouvernement en fonction
de l’évolution de la menace ou des vulnérabilités.
Ces obligations s’appliquent aux systèmes d’information d’importance vitale (SIIV) désignés par les OIV et
comprennent la déclaration d’incidents, la mise en œuvre
d’un socle de règles de sécurité et le recours à des produits et à des prestataires de détection qualifiés.
L’ Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI), en charge au sein du SGDSN de la mise
en œuvre de ces dispositions, a travaillé en étroite collaboration avec les ministères et les opérateurs pour définir
des règles à la fois efficaces, adaptées et soutenables
pour les opérateurs.
Plus d’informations : www.ssi.gouv.fr