LE RESPECT DU DROIT, GARANT DE
L’EMPLOI MAÎTRISÉ DE LA L2I
Comme l’ensemble des opérations menées par les armées françaises, la L2I est soumise
aux principes et règles du droit international, ainsi qu’aux normes du droit interne.
La construction et le fonctionnement du cyberespace impliquent un enchevêtrement
des frontières et, par conséquent, une complexification de l’interprétation des
dispositions juridiques.
En 2019, la ministre des Armées a réuni un panel d’experts juridiques et l’a chargé d’établir
un rapport sur l’application du droit international aux opérations dans le cyberespace.
Ce rapport détaille la position française sur ce sujet. Il constitue une première, la France
étant alors le seul pays à s’être formellement exprimé sur la question.
Les opérations militaires de L2I s’inscrivent dans ce cadre :
- en temps de paix, elles respectent
la Charte des Nations unies et le
principe de non-ingérence1. Elles
s’inscrivent dans le cadre juridique
applicable à l’engagement des forces
armées.
- lors d’un conflit armé, elles
respectent les règles du Droit
international humanitaire (DIH),
en
particulier
les
principes
fondamentaux de distinction, de
nécessité militaire, de précaution et
de proportionnalité dans l’attaque.
12
Pour chaque opération, des règles
opérationnelles d’engagement (ROE)
sont élaborées afin de définir les
circonstances et les conditions dans
lesquelles les opérations de L2I peuvent
être mises en œuvre, compte tenu des
contraintes et des finalités politiques,
opérationnelles et juridiques auxquelles
elles doivent répondre.
Manuel sur l’application du droit international aux
opérations dans le cyberespace, publié par le ministère des
Armées en octobre 2019.
2
1
Ainsi, il n’est pas envisageable par exemple d’influencer des processus électoraux étrangers.
Select target paragraph3
Connect to a paragraph
Connect to an entity
Disable highlights
Add to table of contents