progrès et le développement. Les nations modernes et prospères affichent un
indice élevé dans leur capacité à produire, traiter et diffuser l’information.
Cependant, quant aux pays en développement, ils restent loin, voire très loin
derrière les pays développés dans l’appropriation du numérique aux fins du
développement durable. Selon le dernier classement des Nations Unis pour le egouvernement, le Mali occupe la 181ème place sur 193 pays classés, avec un score
de 0,16 sur 1. Le score moyen de l’Afrique est de 0,26, notre pays se situe
largement en dessous de la moyenne mondiale, qui est de 0,47.
Pourtant, le Mali a été l’artisan de l’un des plus grands plaidoyers politiques en
faveur du développement des TIC en Afrique. Il a été dans ce cadre, l’organisateur
de grands évènements, depuis la tenue de la première conférence internationale
sur «l’Afrique et les Nouvelles Technologies» organisée en octobre 1996 à Genève,
coprésidée par le Mali et le Conseil d’Etat de Suisse et le Canton de Genève. Une
conférence qui a abouti à la création du réseau consultatif sur les stratégies
d’information en Afrique, plus généralement connu sous son acronyme d’ANAÏS.
Notre pays a été également l’organisateur d’autres grands événements tels que la
Conférence Internationale de Bamako 2000 (l’Internet Passerelle du
Développement) et la Conférence Régionale Africaine préparatoire du Sommet
Mondial sur la Société de l’Information (SMSI) qui a vu l’élection du Mali à la tête
du Groupe Africain.
La première phase du SMSI qui s’est tenue en décembre 2003 à Genève, a élu le
Mali à la présidence du Comité Préparatoire du Sommet. Pendant la tenue de la
première phase du SMSI, le Mali a été de nouveau choisi pour représenter l’Afrique
à l’exposition internationale ICT4D (TIC pour le Développement) qui a littéralement
mis notre pays à l’avant garde de la promotion des TIC.
L’enjeu pour le Mali dans le secteur du numérique pour les années à venir consiste
non seulement à pérenniser les acquis déjà réalisés, mais surtout à accélérer son
insertion dans l’économie mondiale du savoir, via une intégration massive et
inclusive du numérique au niveau de tous les acteurs de la société : l’État,
l’administration, les entreprises et les citoyens.
Face à cet enjeu, Mali numérique 2020 se focalise sur la définition de priorités et
d’actions à fort impact, qui seront enrichies progressivement. Aussi fixe t-il des
objectifs, dont l’atteinte est conditionnée à la mise en place d’une structure de
gouvernance efficace et proactive ainsi qu’à l’allocation adéquate des ressources
financières.
Mali numérique 2020
Stratégie Nationale de Développement
de l’Economie Numérique
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