Généraliser l’accès aux réseaux et services numériques
Initiative 1 : Poursuivre et intensifier le déploiement de l’infrastructure large
bande pour la transmission et les réseaux d’accès.
Les nouveaux usages de l’Internet sont particulièrement « consommateurs » en
débit : Télé-présence, vidéosurveillance, le partage de fichiers multimédia en
ligne, la télévision à la demande, les échanges de photos et de vidéos, les
nouveaux formats de haute définition, nécessitent des débits sans cesse croissants.
Outre le développement des services pour les maliens, les projets de construction
d’artères de transmission numérique (notamment la fibre optique) sont générateurs
d’investissement et créateurs d’emplois.
Action N°1. : Réaliser la pose de 4 500 km de câble à fibre optique supplémentaire
pour compléter la connexion des huit (08) capitales régionales et l’interconnexion
avec les sept (07) pays voisins.
Il s’agit de compléter les chaînons manquants en fibre optique en reliant les villes
de Kidal, Gao et Tombouctou à la ville de Mopti d’une part et en réalisant les
liaisons transfrontières Gao – Ansongo –Labbezanga- frontière Nigérienne ; Kidal –
Frontière Algérienne ; Bamako – Kourémalé – Frontière Guinéenne et Sevaré – KoroFrontière Burkina Faso d’autre part (Cf. figures jointes en annexe)
Action N°2. : Partager les infrastructures de télécommunications et mutualiser les
infrastructures entre les différents types de réseaux pour les nouvelles réalisations
L’ordonnance n°2011-023/P-RM du 28 septembre 2011 portant réglementation du
secteur des télécommunications/TIC oblige les opérateurs de télécommunications à
partager les infrastructures dans certaines conditions. Cependant, son application
réelle sur terrain reste timide.
L’Etat à travers l’AMRTP doit s’assurer de l’application effective du partage
d’infrastructure pour permettre le développement rapide du réseau d’accès.
La mutualisation des infrastructures entre les réseaux : routiers, électriques,
réseaux de distribution d’eau et d’assainissement permet de baisser
considérablement les coûts de pose de la fibre optique afin d’en augmenter le
déploiement rapide.
Par exemple, l’utilisation de réseaux électriques aériens pour déployer la fibre
optique permettra de diviser par deux le coût de déploiement, sous réserve de
faisabilité technique (résistance mécanique des appuis, disponibilité sur les
poteaux…). En effet, les travaux de génie civil, lors de la création d’une tranchée
et de la pose de fourreaux, peuvent représenter près des deux tiers du coût de
pose d’un réseau enfoui de fibre optique.
Mali numérique 2020
Stratégie Nationale de Développement
de l’Economie Numérique
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