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États, qui pourrait compromettre la gestion de crise en cas d’incident grave. C’est
une raison qui devrait porter à élaborer des mesures visant à renforcer la coopération
là ou c’est possible, ces mesures pourraient également être conçues de manière à
favoriser le partage des meilleures pratiques, aider à gérer les incidents, instaurer la
confiance, réduire les risques et accroître la transparence et la stabilité.
15. Plus les activités de perturbation exploitant les TIC deviennent complexes et
dangereuses, plus il est clair qu’aucun État ne peut faire face seul à ces menaces.
Seule permettra de faire face aux défis du XXIe siècle la coopération réussie entre
des partenaires partageant une communauté de vues. Il importe que les États
collaborent entre et avec le secteur privé et la société civile; une large coopération
internationales est indispensable pour que les mesures visant à améliorer la sécurité
de l’information soient efficaces. Il faut donc que la communauté internationale se
penche sur la nécessité de mettre en place des activités et des mécanismes de
coopération.
16. Les accords existants comprennent des normes qui intéressent l’usage que font
les États des TIC. Compte tenu des particularités qui sont propres à ces dernières on
pourrait envisager d’élaborer peu à peu des normes supplémentaires.
17. Il est crucial de renforcer les capacités pour garantir la sécurité des TIC au
niveau mondial, aider les pays en développement à améliorer la sécurité de leurs
infostructures essentielles et combler le fossé qui existe actuellement en matière de
sécurité informatique. Il faudra une collaboration internationale étroite pour
renforcer les capacités des États qui pourraient avoir besoin d’aide pour améliorer
leur sécurité informatique.
IV. Recommandations
18. Conscient des menaces, des risques et des vulnérabilités que présente
actuellement et peut présenter à l’avenir la sécurité informatique, le Groupe des
experts gouvernementaux juge utile de recommander ci-après des mesures de
confiance et d’autres pour réduire le risque de confusion dû à des perturbations
informatiques :
i)
Poursuivre la concertation entre États sur des normes éventuelles
relatives à l’utilisation des TIC par les États, afin de réduire le risque collectif
et de protéger les infrastructures nationales et internationales essentielles;
ii) Adopter des mesures de confiance, de stabilité et de réduction des risques
qui répondent aux conséquences de l’utilisation des TIC par les États, avec
notamment des échanges de vues entre pays sur l’utilisation des TIC dans les
conflits;
iii) Échanger des informations sur les législations nationales et les stratégies
de sécurité nationales relatives aux technologies de l’information et des
communications, ainsi que sur les techniques, les politiques et les meilleures
pratiques;
iv) Définir des moyens d’aider les pays moins développés à renforcer leurs
capacités;
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