A/65/201 États, qui pourrait compromettre la gestion de crise en cas d’incident grave. C’est une raison qui devrait porter à élaborer des mesures visant à renforcer la coopération là ou c’est possible, ces mesures pourraient également être conçues de manière à favoriser le partage des meilleures pratiques, aider à gérer les incidents, instaurer la confiance, réduire les risques et accroître la transparence et la stabilité. 15. Plus les activités de perturbation exploitant les TIC deviennent complexes et dangereuses, plus il est clair qu’aucun État ne peut faire face seul à ces menaces. Seule permettra de faire face aux défis du XXIe siècle la coopération réussie entre des partenaires partageant une communauté de vues. Il importe que les États collaborent entre et avec le secteur privé et la société civile; une large coopération internationales est indispensable pour que les mesures visant à améliorer la sécurité de l’information soient efficaces. Il faut donc que la communauté internationale se penche sur la nécessité de mettre en place des activités et des mécanismes de coopération. 16. Les accords existants comprennent des normes qui intéressent l’usage que font les États des TIC. Compte tenu des particularités qui sont propres à ces dernières on pourrait envisager d’élaborer peu à peu des normes supplémentaires. 17. Il est crucial de renforcer les capacités pour garantir la sécurité des TIC au niveau mondial, aider les pays en développement à améliorer la sécurité de leurs infostructures essentielles et combler le fossé qui existe actuellement en matière de sécurité informatique. Il faudra une collaboration internationale étroite pour renforcer les capacités des États qui pourraient avoir besoin d’aide pour améliorer leur sécurité informatique. IV. Recommandations 18. Conscient des menaces, des risques et des vulnérabilités que présente actuellement et peut présenter à l’avenir la sécurité informatique, le Groupe des experts gouvernementaux juge utile de recommander ci-après des mesures de confiance et d’autres pour réduire le risque de confusion dû à des perturbations informatiques : i) Poursuivre la concertation entre États sur des normes éventuelles relatives à l’utilisation des TIC par les États, afin de réduire le risque collectif et de protéger les infrastructures nationales et internationales essentielles; ii) Adopter des mesures de confiance, de stabilité et de réduction des risques qui répondent aux conséquences de l’utilisation des TIC par les États, avec notamment des échanges de vues entre pays sur l’utilisation des TIC dans les conflits; iii) Échanger des informations sur les législations nationales et les stratégies de sécurité nationales relatives aux technologies de l’information et des communications, ainsi que sur les techniques, les politiques et les meilleures pratiques; iv) Définir des moyens d’aider les pays moins développés à renforcer leurs capacités; 8 10-46958

Select target paragraph3