entraîner l’emploi de moyens qui sortent du domaine de la cyberdéfense, voire du ministère des Armées (saisie de la justice, action diplomatique, rétorsion économique, etc.) ; • attribuer : il s’agit de préciser l’auteur d’une cyberattaque par des preuves ou un faisceau d’indices. Les services de renseignement sont au cœur de ce processus de recueil d’indices d’attribution. La décision d’attribution appartient aux plus hauts responsables politiques. Les actions de prévention et de protection concernent les systèmes informatiques du ministère des Armées (zone amie). Les missions d’anticipation, de détection et de réaction s’intéressent aux systèmes informatiques appartenant aux autres catégories d’acteurs (zones neutre et ennemi). 1.3 La LID au sein du ministère des Armées La LID regroupe l’ensemble des actions, techniques et non techniques, conduites pour faire face à un risque, une menace ou à une cyberattaque réelle, en vue de préserver notre liberté d’action. La LID couvre principalement trois de ces missions : anticiper, détecter et réagir 05 et complète les missions : prévenir, protéger et attribuer. Elle contribue ainsi à la résilience des armées et plus globalement à l’élaboration des stratégies de réponse aux niveaux ministériel et interministériel. Au sein du ministère des Armées, les opérations de LID sont planifiées et conduites par le COMCYBER, en coordination avec l’ANSSI, les services de renseignement, et éventuellement d’autres partenaires (nationaux ou internationaux).

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