CEDEAO (Mali, Sénégal) en 2005, la Mauritanie s’est rapidement rapprochée des taux de pénétration
apparent2 de la zone UMA avec l’entrée sur le marché du 3ème opérateur Chinguitel en 2007 pour
atteindre 96% de taux de pénétration à fin 20103.
Tableau 2 : Comparaison internationale du taux de pénétration apparent mobile 2005 - 2010
Taux de pénétration
apparent Mobile
Algérie
Lybie
Maroc
2005
2006
2007
2008
2009
2010
41%
27%
41%
62%
70%
52%
77%
92%
65%
78%
111%
72%
93%
132%
80%
98%
160%
101%
MAURITANIE
27%
38%
54%
69%
75%
96%
Tunisie
Burkina Faso
Mali
Sénégal
52%
2%
7%
15%
65%
7%
11%
25%
74%
12%
19%
30%
83%
19%
26%
43%
100%
25%
31%
54%
125%
34%
50%
65%
Source : ARE / (*) données issues de la collecte - en attente de confirmation par rapports d'activités 2010.
Compte tenu des caractéristiques démographiques et économiques de la Mauritanie par rapport aux pays
voisins de l’UMA et de la CEDEAO, il s’agit d’une croissance tout à fait remarquable du secteur.
Le marché mobile mauritanien approche cependant de la saturation, et il faut s’attendre à un
ralentissement significatif de la croissance du nombre d’abonnés de la téléphonie mobile dans les 5
prochaines années : le taux de croissance moyen annuel était de 30% sur la période 2005-2010, il devrait
chuter à 9% sur la période 2010-2015 selon les prévisions de l’institut Business Monitor International4.
2
Le taux de pénétration apparent est obtenu en divisant le total des abonnés déclarés par les opérateurs par la
population. Il n’introduit donc pas de correction pour tenir compte du fait qu’un nombre significatif de
consommateurs ont deux voire trois cartes SIM. En Mauritanie, d’après les opérateurs, 60 à 70% des utilisateurs ont 2
cartes SIM et 35 à 40% des utilisateurs ont 3 cartes SIM. Le nombre d’abonnés hors effet multi-SIM serait donc de
1,181,298.
3
Les chiffres de clients annoncés par les opérateurs mauritaniens ne sont pas établis sur les mêmes bases, et peuvent
comprendre une part significative d’abonnés inactifs. Un nettoyage des bases de données clients pourrait entraîner
une baisse du taux de pénétration.
4
West and Central Africa Telecommunications Report, Q2 2011.
Stratégie Nationale de Modernisation de l’Administration et des TICs
page 20
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