Introduction
La Principauté de Monaco accomplit sa transition numérique. Les réseaux sont
omniprésents dans le fonctionnement de l’État, dans l’activité économique et
la vie quotidienne de la population…
Porteur de nouveaux usages, de nouveaux produits et de nouveaux services,
le numérique est facteur d’innovation. Il engendre une mutation de la plupart
des métiers. Il transforme des secteurs d’activités et des entreprises pour
leur apporter plus de souplesse et de compétitivité. Enrichis par l’apport du
numérique, ces secteurs sont simultanément plus exposés aux menaces
issues du numérique.
Se priver du numérique ou ne pas pouvoir y accéder conduit à une forme
d’exclusion économique et sociale. De même, un État qui ne disposerait
pas de l’autonomie nécessaire dans le secteur du numérique verrait sa
souveraineté menacée.
Pour que le numérique demeure un espace de liberté, d’échanges et de
croissance, il est nécessaire que la confiance et la sécurité y soient établies
et défendues. Seul un effort collectif et coordonné peut permettre d’atteindre
cet objectif.
La Principauté de Monaco a déjà constaté plusieurs incidents de sécurité
numérique, il est donc nécessaire d’établir une première stratégie pour la
sécurité du numérique.
Les attaques informatiques visent aussi bien les états que les entreprises, de
toutes tailles, dans tous les secteurs d’activité. Les entreprises sont également
la cible d’escroqueries de toutes sortes comme par exemple l’infection par un
logiciel malveillant qui rend les fichiers de l’entreprise inutilisables jusqu’au
paiement d’une rançon effectuée par des moyens difficilement traçables.
Parallèlement, les intrusions informatiques destinées à dérober des
informations personnelles (identité, données d’identification à des sites
marchands, données bancaires) se multiplient. Il s’agit le plus souvent pour
des criminels de commettre des délits identiques à ceux connus dans
le monde matériel — vols, escroqueries, chantage — mais de manière
industrialisée, une part du risque d’être identifié et poursuivi en moins.
Le crime organisé s’est saisi de l’avantage procuré par les réseaux de
communications électroniques. Ses capacités techniques sont croissantes
au point d’être désormais en mesure de pratiquer, pour lui-même ou en soustraitance par hybridation, des actes de sabotage ou de prise en otage d’outils
de production.
Des campagnes de harcèlement se développent sur les réseaux sociaux,
comme des cas d’escroqueries aux sentiments destinés à amener les
victimes crédules à transférer de l’argent vers l’étranger.
La menace est aujourd’hui certaine et même accentuée par l’accroissement
des capacités des attaquants, la prolifération des techniques d’attaques et le
développement dans le cyberespace de la criminalité organisée.
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