FF 2016
troupes de la Kosovo Force conduite par l’OTAN a été ramené à environ
5000 hommes; d’autres réductions pourraient suivre prochainement.
Comme l’OTAN, les partenariats traversent une phase de mutation. En 2011, une
politique de partenariat étendue sur le plan géographique et thématique a été décidée. S’y ajoutent des projets auxquels seule une partie des Alliés et des partenaires
participe. Les États partenaires peuvent, sous le titre de la sécurité coopérative,
développer individuellement leur coopération avec l’OTAN, en fonction de leurs
ambitions.
L’OTAN et ses partenaires ont un intérêt commun à préserver les capacités militaires et l’interopérabilité24 acquises des années durant par l’engagement commun
dans des opérations de maintien de la paix. Tel est, entre autres, le but de l’initiative
pour l’interopérabilité avec les partenaires.
Participation de la Suisse au Partenariat pour la paix
La Suisse participe au Partenariat pour la paix depuis 1996. Cette participation reste
importante à ses yeux: elle lui offre un accès institutionnel à l’OTAN, à ses membres
et aux autres États partenaires et lui permet de collaborer, ou simplifie la collaboration, avec l’OTAN et d’autres États partenaires, ponctuellement et en fonction de ses
intérêts en matière de politique de sécurité. La collaboration se déroule sur une base
volontaire, selon des modalités définies par le partenaire lui-même. La Suisse a
toujours clairement affirmé que sa participation au Partenariat pour la paix ne constituait pas, pour elle, une étape préalable à une adhésion à l’OTAN. Cette affirmation
reste valable.
Le Partenariat pour la paix a été complété en 1997 par le Conseil de partenariat euroatlantique. Cet organe favorise le dialogue en matière de politique de sécurité en
permettant à la Suisse de faire part de ses souhaits. Ainsi, une initiative de la Suisse
et du Comité international de la Croix-Rouge a permis l’adoption de lignes directrices régissant le recours à des entreprises militaires et de sécurité privées lors
d’opérations conduites par l’OTAN.
La Suisse soutient des projets ponctuels. Elle propose des cours d’instruction, et des
Suisses participent à des manifestations organisées par d’autres États du Partenariat
pour la paix. Le Centre de politique de sécurité, le Centre pour le contrôle démocratique des forces armées et le Centre international de déminage humanitaire, tous
trois à Genève, ainsi que le Centre d’études sur la politique de sécurité de l’École
polytechnique fédérale de Zurich jouent un rôle important à cet égard. Au niveau
politique, des délégations des deux commissions de la politique de sécurité du Parlement prennent régulièrement part à des événements organisés par l’Assemblée
parlementaire de l’OTAN pour débattre de thèmes liés à la sécurité.
Une priorité dans la coopération entre la Suisse et l’OTAN, en dehors du Partenariat pour la paix, est la participation au Kosovo de l’Armée suisse à la KFOR,
conduite par l’OTAN sur mandat de l’ONU. À l’heure actuelle, un contingent suisse
de 235 militaires y est engagé. En 2012, la Suisse s’est vu confier le commandement
24
L’interopérabilité désigne la capacité à collaborer avec d’autres armées.
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