FF 2016
des lignes de télécommunication et des câbles électriques, tunnel doté de fonctions
multiples).
La combinaison ou l’enchaînement d’événements peut s’avérer particulièrement
problématique. Comme l’ont montré les catastrophes survenues ces dix dernières
années, les causes, aussi bien que les effets, peuvent être très variés. Ainsi, il peut
arriver que des tempêtes, des inondations, des séismes, des pannes d’infrastructures
d’information et de communication, des incidents survenant dans des centrales
nucléaires, des cyberattaques ou des attaques conventionnelles entraînent des coupures de courant. Celles-ci peuvent, à leur tour, engendrer une pollution environnementale, des incidents dans les installations de production, des pannes dans les
infrastructures d’approvisionnement, de transport et d’information, des contaminations d’aliments et de l’eau et, en cas de longues pannes de courant, conduire à une
hausse de la criminalité et à des troubles violents.
Augmentation de la fréquence et intensification des catastrophes naturelles
Les catastrophes naturelles, comme les inondations de 2005 et de 2007, gagneront
vraisemblablement en fréquence et en intensité en Suisse en raison du changement
climatique. Les tempêtes et autres épisodes et périodes météorologiques extrêmes
(sécheresse, vagues de chaleur et de froid) continueront à gagner en importance. Les
canicules comptent parmi les principaux dangers qui peuvent frapper la Suisse dans
le domaine des catastrophes et des situations d’urgence. Les incendies de forêt
déclenchés par la canicule et la sécheresse représentent également des dangers qui
devraient s’intensifier et avoir également des répercussions sur les infrastructures
(de transport) et les agglomérations. L’instabilité des pentes causée par le changement climatique et renforcée par les fortes précipitations peut déboucher sur des
éboulements et des coulées de boue, lesquels peuvent également endommager les
infrastructures en contrebas (transports, communication, énergie). Même si la Suisse
enregistre une activité sismique qualifiée de faible ou de modérée, les séismes comptent parmi les principaux risques li��s aux catastrophes naturelles pour le pays en
raison du potentiel de dommages qui leur est associé.
Dangers plus complexes de nature technique
Le nombre de catastrophes techniques a pu être réduit en Suisse au cours des vingt
dernières années grâce à une amélioration des mesures de sécurité, principalement
depuis les accidents survenus à la Schweizerhalle et à Tchernobyl en 1986 et les
incendies dans les tunnels routiers du Mont-Blanc en 1999 et du Gothard en 2001.
En outre, il existe un système bien développé d’alerte précoce et d’alarme pour la
surveillance des installations nucléaires et des barrages. Comme pour les catastrophes naturelles, la forte densité de population de la Suisse et le taux élevé
d’occupation de son territoire accroissent toutefois les dommages potentiels. La
défaillance des infrastructures critiques (p. ex. énergie, transports, technologies de
l’information et de la communication) peut être la cause, aussi bien que la conséquence, de catastrophes naturelles ou anthropiques. De telles pannes peuvent également provoquer des problèmes d’approvisionnement, et donc des situations
d’urgence, pour les autres biens et services de première nécessité.
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