A/68/156 réunit environ 160 entreprises des secteurs de la défense, des finances, de l’industrie pharmaceutique, de l’énergie et des télécommunications. En collaboration avec l’industrie, le Gouvernement britannique s’est employé à mettre en garde les professionnels et le public contre les menaces qui planaient, de façon à les inciter à adopter les mesures, souvent simples, à même de les protéger et à exiger que les produits et les services informatiques soient plus sûrs. Les initiatives suivantes s’inscrivaient dans le cadre de cette action : la semaine « Get Safe Online » (organisée avec l’Union européenne et le Canada), des campagnes ciblées sur la fraude en ligne menées par la National Fraud Authority (Autorité nationale de répression des fraudes), et une campagne intitulée « Devils in your details », organisée en 2012. Le Royaume-Uni investit dans les compétences et dans la recherche afin de se doter de moyens propres à lui permettre de continuer de faire face à ces problèmes. Les huit premières universités britanniques qui se sont lancées dans la recherche sur la cybersécurité se sont vues dotées du statut de « Centre d’excellence universitaire sur la recherche en cybersécurité ». En ce qui concerne le système éducatif, des supports pédagogiques interactifs à l’usage des enfants d’âge scolaire sont en cours d’élaboration et un programme d’apprentissage technique, dont le but est de repérer les élèves plus âgés et les étudiants doués et d’améliorer leurs compétences, a été lancé. Le référentiel de compétences des professions de l’information sécurisée permettra de vérifier les compétences et la formation des professionnels de la cybersécurité, ce qui aidera le secteur privé et le secteur public à recruter les bonnes personnes au bon niveau et au bon poste. Stratégies internationales Le Royaume-Uni est à la pointe de l’action internationale en faveur de l’amélioration de la transparence, de la prévisibilité et de la stabilité du cyberespace. En novembre 2011, le pays a accueilli la première Conférence internationale sur le cyberespace, qui a permis aux représentants de plus de 60 pays, d’entreprises et d’organisations de la société civile, de débattre sur les moyens d’étendre les avantages que procure le cyberespace sur les plans économique et social, de la coopération dans la lutte contre la cybercriminalité, de la sécurité et de la fiabilité de l’accès à Internet et de la sécurité internationale. Le mouvement enclenché lors de cette manifestation a été relancé en 2012 lors de la conférence qui s’est tenue à Budapest et une autre conférence, qui devrait avoir lieu à Séoul en 2013, est déjà en préparation. Le Royaume-Uni est membre du Groupe d’experts gouvernementaux chargé d’examiner les progrès de la téléinformatique dans le contexte de la sécurité internationale, ainsi que du Groupe de travail informel de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe relatif à l’instauration de mesures de confiance pour le cyberespace. En octobre 2012, le Royaume-Uni a annoncé la création d’un centre pour le renforcement des capacités en matière de cybersécurité mondiale, doté d’un financement de 2 millions de livres sterling par an, consacr�� à diverses initiatives multilatérales et bilatérales. Ce centre proposera à d’autres pays, de façon indépendante, des conseils et des services spécialisés concernant la mise en place d’infrastructures nationales plus sûres et plus résilientes, et deviendra une plaque 13-39736 13

Select target paragraph3