29 juillet 2015
JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
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« Cependant, ces créations et moindres suppressions n’ont pas pour effet d’annuler la totalité des déflations
prévues, pas plus qu’elles n’aboutissent, sur la durée de la loi de programmation militaire, à un solde de créations
nettes d’emploi pour la mission “Défense”.
« Ce sont ainsi 22 317 postes qui seront supprimés sur la période 2015-2019, pour notamment gager les créations
brutes de postes indispensables pour assurer le contrat “protection” et poursuivre la transformation du ministère. » ;
2o A la dernière phrase du premier alinéa, le nombre : « 82 000 » est remplacé par le nombre : « 63 250 » ;
3o Le 6.1 est ainsi rédigé :
« 6.1. La condition du personnel
« Le ministère de la défense engage une nouvelle évolution de grande envergure, qui ne pourra être conduite
efficacement à son terme sans l’adhésion et la mobilisation de l’ensemble des personnels civils et militaires. Une
attention particulière devra être portée à la condition du personnel en assurant une équité de traitement. Les
conditions de vie et d’exercice dans lesquelles civils et militaires remplissent leurs missions, au-delà des
compensations financières existantes, devront être mieux prises en compte.
« Cette prise en compte s’est déjà traduite, en 2014, par un plan ministériel d’amélioration de la condition du
personnel sous enveloppe budgétaire, visant à rechercher des pistes d’amélioration, notamment dans les domaines
du logement, de l’aide sociale, du soutien familial et de la chaîne des soutiens.
« Elle se traduira également par le maintien d’un réseau territorial de compétences en matière de ressources
humaines de proximité, au sein de chaque unité et de chaque formation.
« En ce qui concerne plus spécifiquement la condition militaire, qui recouvre l’ensemble des obligations et des
sujétions propres à l’exercice du métier militaire, ainsi que les garanties et les compensations que la Nation estime
nécessaire d’apporter aux militaires, elle doit être appréhendée à l’aune de son impact sur l’emploi des forces. Par
sa répercussion sur le moral du personnel, elle est un élément constitutif de la capacité opérationnelle des forces et,
partant, du succès de leur engagement sur tous les théâtres, en métropole, en outre-mer et à l’étranger.
L’engagement de la Nation dans ce domaine doit être sans faille et prendre en compte le militaire et sa famille.
« L’indispensable simplification du dispositif indemnitaire des militaires sera poursuivie, à enveloppe constante.
« De même, un effort particulier de reconnaissance sera entrepris à l’égard des militaires blessés au service de
notre pays. Les modalités de la généralisation du droit au port de l’insigne des blessés, actuellement régi par la
loi no 52-1224 du 8 novembre 1952 réglementant le port de l’insigne des blessés de guerre, à l’ensemble des
militaires ayant subi, en situation de guerre comme en opération extérieure, une blessure physique ou psychique
constatée par le service de santé des armées seront déterminées par un décret pris après avis du Conseil d’Etat.
« Enfin, dans l’attente de la mise en place du nouveau calculateur “Source Solde”, le dispositif de suivi mis en
place pour rendre compte au ministre de la défense des réponses apportées aux dysfonctionnements du système de
solde Louvois sera pérennisé. » ;
4o Le 6.2 est ainsi rédigé :
« 6.2. La concertation et le dialogue social
« La rénovation de la concertation et du dialogue social seront la règle afin que les attentes et les interrogations
soient mieux entendues.
« L’évolution de la concertation se traduira pour les militaires par le droit de créer et d’adhérer à des associations
professionnelles nationales de militaires (APNM). Le cadre de ces associations nouvelles est donc créé par la
loi no 2015-917 du 28 juillet 2015 actualisant la programmation militaire pour les années 2015 à 2019 et portant
diverses dispositions concernant la défense. Dans le respect en particulier des obligations de neutralité, de
disponibilité et d’obéissance requises par l’état militaire, ces associations auront pour objet de préserver et de
promouvoir les intérêts des militaires en matière de condition militaire.
« Avec ces nouveaux acteurs du dialogue interne aux armées, directions et services, et au ministère, le dispositif
actuel de concertation sera renforcé. Pour être plus réactif et plus efficace, le Conseil supérieur de la fonction
militaire (CSFM) – auquel les APNM pourront participer en fonction de leur représentativité – verra le nombre de
ses membres réduit et sera professionnalisé. Ses membres gagneraient en légitimité s’ils étaient choisis parmi les
présidents de catégorie ou anciens présidents de catégorie, élus par leurs pairs et rompus au dialogue avec le
commandement.
« Les APNM représentées au Conseil supérieur de la fonction militaire auront vocation à être représentées aussi
aux conseils d’administration des établissements publics dont l’activité a trait à la condition militaire, comme la
Caisse nationale militaire de sécurité sociale, l’institution de gestion sociale des armées et les fonds de prévoyance.
« Les conseils de la fonction militaire (CFM) resteront l’outil du dialogue interne à chaque armée, direction ou
service.
« Enfin, sur le plan de l’expression et des libertés fondamentales, sera poursuivi le chantier ouvert à l’occasion
de la quatre-vingt-dixième session du CSFM, en décembre 2013, afin de déterminer les évolutions possibles, en
cohérence avec les exigences propres à la neutralité des armées et à leur cohésion. Des travaux qui associeront
étroitement les parlementaires seront engagés pour tirer les conséquences, notamment législatives, des récentes
décisions du Conseil constitutionnel en matière de droit des militaires à se présenter à des élections locales. Cette
démarche devra aboutir à temps pour les prochaines élections locales.