A/66/152 processus d’attribution, étant donné qu’une partie lésée doit identifier l’auteur du délit mais également le coauteur, ce qui laisse présager que ce défi sera encore plus complexe à l’avenir. De tels défis requièrent que les gouvernements nationaux organisent et entreprennent des efforts sur le plan national afin de mettre au point et de déployer des moyens de défense solides et en couches pour les infrastructures de communications et d’information, sans tenir compte de la source de la menace. En outre, la nature transnationale complexe de ces menaces exige une collaboration internationale en matière de stratégies de lutte contre les risques au niveau mondial. III. A. Principes, règles et normes de comportement Responsabilités des États en matière de garantie de la cybersécurité Ces dernières décennies, les États Membres ont reconnu qu’il relevait de leur devoir national de prendre des mesures internes systématiques pour répondre aux menaces en matière de cybersécurité et ont affirmé la nécessité d’une coopération internationale. Cinq résolutions de l’Assemblée générale ont attiré l’attention sur les mesures défensives essentielles pouvant être prises par les pouvoirs publics pour réduire les risques pour leur sécurité. Bien que destinées à sensibiliser, ces résolutions proposent des normes utiles de comportement individuel et étatique au service de la cybersécurité : a) La résolution 55/63 sur la lutte contre l’exploitation des technologies de l’information à des fins criminelles, dans laquelle l’Assemblée générale souligne la nécessité d’adopter une législation nationale moderne et efficace qui permette de poursuivre comme il convient la cybercriminalité et de faciliter une coopération transnationale immédiate en matière d’enquêtes; b) La résolution 56/121, dans laquelle l’Assemblée générale note spécifiquement les travaux des organisations internationales consacrés à la lutte contre la criminalité faisant appel aux technologies de pointe, notamment ceux du Conseil de l’Europe pour élaborer la Convention sur la cybercriminalité. Des travaux intenses ont été menés par les Nations Unies et d’autres organisations dans ce domaine. Les institutions des Nations Unies qui se consacrent principalement à l’utilisation de l’Internet à des fins criminelles comprennent notamment l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, la Commission pour la prévention du crime et la justice pénale, le Congrès des Nations Unies pour la prévention du crime et la justice pénale et l’Union internationale des télécommunications; c) La résolution 57/239 dans laquelle l’Assemblée générale affirme la nécessité de créer une culture mondiale de la cybersécurité, reconnaît qu’il incombe aux gouvernements de tenir compte de tous les éléments de société pour comprendre leurs rôles et responsabilités à l’égard de la cybersécurité et souligne les éléments complémentaires auxquels tous les acteurs de la société de l’information doivent s’attacher; d) La résolution 58/199 dans laquelle l’Assemblée générale insiste en particulier sur les éléments à prendre en compte par les États Membres dans la création d’une culture mondiale de la cybersécurité et la protection des 11-41692 15

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