stratégie nationale pour la sécurité du numérique — deuxième OBJECTIF
mission. Les chambres de commerce et d’industrie, les
chambres des métiers et plus largement tous les réseaux
professionnels seront également sollicités.
Le dispositif adoptera une forme juridique et une
organisation lui permettant de bénéficier de l’apport
des acteurs économiques du secteur de la cybersécurité
— éditeurs de logiciels, plates-formes numériques, fournisseurs de solutions. Grâce aux technologies mises en
œuvre, le dispositif devra proposer aux victimes des solutions techniques s’appuyant sur des acteurs de proximité et faciliter les démarches administratives, notamment afin de favoriser le dépôt de plainte.
> Mesurer la cybercriminalité.
Les travaux interministériels menés à l’initiative
du ministère de l’Intérieur depuis 2013 ont conduit au
constat qu’il n’existe pas aujourd’hui de statistiques
fiables relatives spécifiquement à la délinquance ou à
la criminalité informatique, la plupart des infractions
concernées étant enregistrées sous une appellation qui
ne rend pas compte de cette dimension, aujourd’hui absente des référentiels utilisés.
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L’absence de telles statistiques est préjudiciable
à la conception par les pouvoirs publics de politiques
constamment réévaluées et à la mise en place des
moyens adaptés. C’est pourquoi le ministère de l’Intérieur mettra en œuvre de nouveaux instruments de
suivi de l’évolution de la cybercriminalité afin d’éclairer l’action publique. L’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales y contribuera également en consacrant un volet de ses travaux à l’examen
statistique de la cybercriminalité. Ce volet intégrera les
données transmises par l’autorité nationale de sécurité
des systèmes d’information et le dispositif d’assistance
aux victimes d’actes de cybermalveillance, qui auront
participé à son élaboration.
>
Protéger la vie numérique, la vie privée et les
données personnelles des Français.
À la faveur du règlement européen en matière
d’identité électronique (eIDAS), la France se dotera
d’une feuille de route claire en matière d’identité numérique délivrée par l’État. Cette feuille de route sera
élaborée avant la fin de l’année 2015 sous l’égide du mi-