stratégie nationale pour la sécurité du numérique — PREMIER OBJECTIF la Recherche, de la Justice, de la Défense, des Affaires sociales, de la Santé et des droits des femmes, de l’Intérieur, de l’économie, de l’Industrie et du numérique, le commissariat général à l’investissement, l’agence nationale de la recherche et les organismes de recherche concernés. Le groupe pourra associer à ses travaux des acteurs du secteur privé et des personnalités qualifiées. La mission de ce groupe sera notamment d’identifier les technologies-clés dont la maîtrise est nécessaire pour les métiers de la cybersécurité et plus largement pour le développement d’un environnement numérique de confiance. Il évaluera les besoins en formations initiales et continues, suivra les travaux de recherche et en accompagnera la valorisation, participera à l’amélioration de l’accompagnement des jeunes docteurs. Il contribuera, dans le domaine des technologies numériques, à la définition des axes stratégiques des dispositifs de financement et d’accompagnement des travaux de recherche et de développement industriel. Ces travaux seront réalisés en cohérence avec ceux des structures déjà en place tel que le comité de filière des industries de sécurité (CoFIS). Plus largement, les choix d’acteurs privés majeurs en matière de modèle économique, de technologie, parfois hors de tout cadre de normalisation, ou plus simplement certaines innovations dans les usages du numérique peuvent consolider la confiance ou susciter la défiance. Le groupe d’experts pour la confiance numérique organisera la veille technologique et économique permettant d’anticiper les évolutions des questions liées au numérique. Le cas échéant, des mesures adaptées seront proposées pour accompagner ou cadrer ces évolutions. Ces mesures pourront, par exemple, concerner la protection du potentiel scientifique et technique de la Nation ou le contrôle des investissements étrangers dans des entreprises nationales critiques. Une commission du groupe d’experts réunira les coordinateurs ministériels des questions liées au cyberespace autour du secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale pour les sujets relevant de sa compétence. Ce groupe d’experts rendra compte annuellement de ses activités au Premier ministre. > Assurer au profit de l’État, des entreprises et des citoyens une veille active en matière de sécurité des technologies et des usages. Dans la perspective d’évolutions technologiques majeures, comme les télécommunications mobiles de 5e génération (5G) ou les « réseaux définis par le logiciel », la France restera vigilante sur la nature et les capacités des équipements matériels et logiciels installés au cœur de ses réseaux de communications électroniques, pour protéger le secret des correspondances, la vie privée de ses citoyens et la résilience de ces infrastructures, et poursuivra l’adaptation de son cadre réglementaire aux nouvelles technologies émergentes. L’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information informera régulièrement les ministères, les entreprises, les collectivités territoriales et les citoyens, par des moyens adaptés au public visé, des éléments susceptibles de présenter un danger dans leur utilisation du numérique. Le cas échéant, ces informations auront au préalable été consolidées avec les administrations compétentes. > Accélérer le renforcement de la sécurité des sys- tèmes d’information de l’État. Depuis 2010, plusieurs actions destinées à élever le niveau de sécurité des systèmes d’information de l’État ont été conduites. Une politique de sécurité des systèmes d’information de l’État (PSSIE) a été élaborée, un réseau interministériel de communications électroniques est en essor, le déploiement de terminaux mobiles sécurisés a été initié. Ces actions, comme celles destinées à produire les équipements de sécurité destinés à protéger l’information de souveraineté, mobilisent des ressources humaines et budgétaires. Elles seront poursuivies afin d’offrir au gouvernement et à nos capacités militaires le niveau de sécurité adapté à une préservation à long terme de l’autonomie de décision et d’action de la France. L’application de la politique de sécurité des systèmes d’information de l’État et l’efficacité des mesures adoptées seront évaluées annuellement. Un bilan annuel confidentiel sera transmis au Premier ministre et le Parlement sera informé au moyen d’indicateurs. 15

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