A/70/174 7. La diversité des acteurs non étatiques malveillants, notamment les groupes criminels et les terroristes, leurs intentions diverses, la vitesse à laquelle des activités informatiques malveillantes peuvent être menées et la difficulté à déterminer l’origine d’un incident informatique contribuent à accroître le risque. Les États sont légitimement préoccupés par le danger de malentendus déstabilisateurs, par le risque de conflit et par l’éventualité de dommages pour leurs ressortissants, pour leurs biens et leur économie. 8. Les différences de capacités d’un État à un autre en matière de sécurité informatique peuvent aggraver la vulnérabilité d’un monde interconnecté. III. Normes, règles, et principes de comportement responsable des États 9. Pour la communauté internationale, l’environnement informatique présente à la fois des perspectives et des difficultés pour déterminer comment des normes, des règles et des principes peuvent s’appliquer à l’utilisation de l’outil informatique par les États. L’un des objectifs consiste à établir de nouvelles normes facultatives et non contraignantes de comportement responsable des États et d ’aboutir à une vision commune afin de renforcer la stabilité et la sécurité de l ’environnement informatique mondial. 10. Des normes facultatives et non contraignantes de comportement responsable des États peuvent contribuer à réduire les risques qui pèsent sur la paix, la sécurité et la stabilité internationales. De ce fait, elles ne cherchent pas à limiter ou à interdire des actes qui respectent le droit international : elles traduisent les attentes de la communauté internationale, fixent des règles de comportement responsable des États et permettent à la communauté internationale d ’étudier les activités menées par les États et d’apprécier leurs intentions. Ces normes peuvent servir à prévenir les conflits dans l’environnement informatique et contribuer à son utilisation pacifique, afin que les TIC puissent donner leur pleine mesure en vue d’accroître le développement économique et social à l’échelle mondiale. 11. Les rapports des précédents groupes d’experts faisaient état d’un consensus naissant sur le comportement responsable des États concernant la sécurité et l’utilisation des TIC qui résulte de normes et engagements internationaux existants. La tâche qui attendait le Groupe consistait à poursuivre l’examen des normes de comportement responsable des États, en vue de promouvoir l ’adoption de vues communes, de déterminer dans quel domaine des normes existantes peuvent faire l’objet de développements afin de les rendre applicables à l’environnement informatique, d’encourager une meilleure acceptation des normes et de préciser dans quel domaine il pouvait être nécessaire d’élaborer des normes supplémentaires qui tiennent compte de la complexité et de la spécificité des techno logies de l’information et des communications. 12. Le Groupe a pris note du code de conduite international pour la sécurité de l’information proposé par la Chine, la Fédération de Russie, le Kazakhstan, le Kirghizistan, l’Ouzbékistan et le Tadjikistan (document A/69/723). 13. En tenant compte des menaces, des risques et des failles réels ou naissants et en s’appuyant sur les constatations et les recommandations figurant dans les rapports des groupes d’experts de 2010 et de 2013, le Groupe actuel propose les 8/20 15-12404

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