A/70/174 i) Les États devraient prendre des mesures raisonnables pour garantir l’intégrité de la chaîne logistique, de sorte que les utilisateurs finaux puissent avoir confiance dans la sécurité des produits informatiques, et devraient s ’attacher à prévenir la prolifération des techniques et des outils informatiques malveillants et l’utilisation de fonctionnalités cachées malveillantes; j) Les États devraient encourager le signalement responsable des failles informatiques et partager les informations correspondantes sur les moye ns permettant de les corriger, afin de limiter et éventuellement d ’éliminer les risques pour les systèmes qui utilisent les technologies de l’information et des communications et pour les infrastructures qui en dépendent; k) Les États ne devraient pas mener ou soutenir sciemment des activités visant à porter atteinte aux systèmes d’information des équipes d’intervention d’urgence agréées (parfois également appelées équipes d’intervention informatique d’urgence ou équipes d’intervention en cas d’atteinte à la sécurité informatique) d’un autre État; un État ne devrait pas se servir d’équipes d’intervention d’urgence agréées pour se livrer à des activités internationales malveillantes; 14. Le Groupe observe que ces mesures peuvent être essentielles pour promouv oir un environnement informatique ouvert, sûr, stable, accessible et pacifique, mais qu’il ne sera peut-être pas possible de les mettre en œuvre sans délai, en particulier dans les pays en développement, jusqu’à ce que ces derniers acquièrent les capacités suffisantes. 15. Compte tenu de la spécificité du domaine informatique, de nouvelles normes pourraient être élaborées au fil du temps. IV. Mesures de confiance 16. Les mesures de confiance renforcent la paix et la sécurité internationales. Elles peuvent accroître la coopération, la transparence, la prévisibilité et la stabilité entre États. Lorsqu’ils cherchent à instaurer la confiance en vue de garantir un environnement informatique pacifique, les États devraient prendre en considération les principes directeurs pour l’élaboration de mesures de confiance, adoptés par la Commission du désarmement en 1988 et approuvé par consensus par l ’Assemblée générale dans sa résolution 43/78 (point H). Afin d ’accroître la confiance et la coopération et de réduire le risque de conflit, le Groupe recommande aux États de réfléchir aux mesures de confiance volontaires suivantes : a) Recenser les points de contact appropriés aux niveaux décisionnel et technique pour parer aux graves incidents informatiques et créer un répertoire de ces contacts; b) Concevoir et appuyer des mécanismes et procédures de concertation bilatérale, régionale, sous-régionale et multilatérale, selon qu’il conviendra, afin de renforcer la confiance entre États et de réduire le risque de malenten du, d’escalade et de conflit lié aux incidents informatiques; c) Favoriser, à titre volontaire, la transparence à l’échelle bilatérale, sousrégionale, régionale et multilatérale, selon qu’il conviendra, afin d’accroître la confiance et d’éclairer les futurs travaux; cela peut se traduire par des échanges volontaires de vues et d’informations entre pays sur divers aspects des menaces 10/20 15-12404

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