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sont motivées par l’appât du gain et elles sont de plus en plus destructrices. Le
nombre d’infractions perpétrées par des gangs transnationaux augmente.
3.
Les infractions informatiques sont signalées avec beaucoup de retard et il
devient impossible d’en dresser un tableau complet car les victimes, aussi bien les
structures étatiques que les entreprises, s’efforcent de dissimuler les faits, par
crainte de perdre leur autorité et ne souhaitent guère afficher les pertes subies et la
faiblesse de leur système de protection. Cette absence de publicité fait qu’il demeure
impossible d’élaborer les mesures préventives qui devraient être le fondement de
tout système de défense de l’information.
4.
En règle générale, les infractions informatiques ne sont que la première étape
d’une série d’actes criminels revêtant des formes traditionnelles : vol, fraude,
extorsion, etc. Ces infractions deviennent chaque jour plus perfectionnées, plus
raffinées, plus difficiles à déceler et entraînent des pertes économiques et politiques
énormes pour pratiquement tous les pays du monde. De plus, la majorité des experts
établissent un lien direct entre la souveraineté de l’État en matière d’information et
les questions de sécurité nationale.
5.
La lutte contre la délinquance liée aux technologies de l’information soulève
de nombreux problèmes d’ordre juridique, les preuves électroniques étant
immatérielles et souvent éphémères. La coopération internationale est d’autant plus
importante que les problèmes liés à la cybercriminalité sont difficiles à résoudre et,
en fin de compte, il importe que tous les États disposent simultanément des moyens
juridiques, procéduraux et normatifs nécessaires.
6.
Les enquêtes sur les infractions informatiques exigent une coopération entre
les services de police de différents États.
7.
Dans la pratique, les enquêtes sont menées conjointement. Le Service de
sécurité de l’Ukraine participe activement à des opérations conjointes menées par
des services de police et des services spécialisés du monde entier engagés dans la
lutte contre la pornographie impliquant des enfants, la fraude sur l’Internet et le
terrorisme international.
8.
Il est également indispensable de combiner les efforts déployés pour continuer
à développer la coopération en matière de sécurité de l’information et de défendre
les intérêts communs, notamment sur la base d’accords bilatéraux. À notre avis, le
problème de la sécurité de l’information ne pourra être réglé que par une
coopération effective des structures de différents États, d’autant plus que la base
juridique nécessaire existe déjà.
9.
En ce qui concerne la lutte qui doit être menée contre la cybercriminalité et le
cyberterrorisme, le Service de sécurité de l’Ukraine préconise les contacts avec les
organes de maintien de l’ordre et les services spéciaux d’autres pays.
10. Il convient de noter que les cybercriminels s’en prennent bien souvent aux
réseaux des établissements d’État et c’est de la qualité des relations établies entre
les pays et de l’optimisation des lois nationales que dépend aujourd’hui le succès
dans la poursuite et le châtiment des criminels.
11. Étant donné l’expansion continue de la cybercriminalité dans le monde et les
liens qui existent entre les gangs de pirates informatiques de différents pays, les
frontières nationales n’arrêtent pas la cybercriminalité, il est donc nécessaire de
renforcer sans cesse la coopération internationale dans la lutte contre ce fléau.
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