Le gouvernement du Canada reconnaît que l’état de préparation à la cybersécurité
varie d’une région à l’autre du pays. Les communautés autochtones, ainsi que les
municipalités de petite taille et en milieu rural, ne disposent pas toujours des outils
et des ressources nécessaires pour protéger pleinement leurs systèmes et leurs
informations. Le gouvernement du Canada étudiera des moyens de réduire cette
inégalité par des investissements ciblés, en utilisant des mécanismes tels que le
Programme de coopération en matière de cybersécurité47(PCCS) de Sécurité publique
Canada.48
En outre, à mesure que les auteurs de menace deviennent plus sophistiqués, il est
de plus en plus important que nous utilisions le renseignement sur les menaces pour
les bloquer avant qu’elles ne puissent nuire à leurs cibles. En 2022, le gouvernement
du Canada a préparé le terrain pour filtrer les activités malveillantes au niveau des
fournisseurs de services Internet (FSI) canadiens en exigeant les signalements initiaux.
Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes49 (CRTC)
a également l’intention, à la suite de consultations, de mettre en œuvre des règles
obligatoires pour le blocage des réseaux de zombies par les FSI. Une collaboration
plus poussée sera nécessaire pour développer et élargir les capacités de blocage des
menaces afin de fournir une protection automatique aux Canadiens.
Objectif 3.2 : Améliorer les capacités de lutter contre la
cybercriminalité
Les Canadiens s’attendent à avoir accès à un Canada numérique sûr
et sécurisé.
La cybercriminalité englobe un large éventail d’activités malveillantes, tels que les
rançongiciels et la cyberfraude, et l’ingérence non sollicitée dans les réseaux et
systèmes appartenant à des organisations, y compris les cyber-systèmes les plus vitaux
et les infrastructures critiques du Canada. Elle est perpétrée par des États, des groupes
criminels organisés, ainsi que des cybercriminels moins sophistiqués qui achètent des
services de cybercriminalité pour mener à bien leurs activités.
Le rançongiciel est la forme la plus répandue et la plus perturbatrice de cybercrime
au Canada. En effet, la majorité des demandes d’aide reçues par le Centre national
de coordination contre la cybercriminalité50 (CNC3) concernent des rançongiciels.
Les Canadiens continuent également de signaler des pertes records dues à la
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https://www.securitepublique.gc.ca/cnt/ntnl-scrt/cbr-scrt/cprtn-prgrm/index-fr.aspx
https://www.securitepublique.gc.ca/index-fr.aspx
https://crtc.gc.ca/fra/accueil-home.htm
https://rcmp.ca/fr/police-federale/cybercriminalite/centre-national-coordination-en-cybercriminalite
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Stratégie nationale de cybersécurité