A/66/152 l’information présentent de nouveaux défis pour les États. Le recours à des mandataires augmente considérablement les capacités de l’auteur et lui offre une possibilité plausible de nier. Bien que le droit international existant comprenne des dispositions régissant l’utilisation de mercenaires, l’utilisation de mandataires dans le cyberespace soulève de nouveaux problèmes de taille aux vastes répercussions. Les États devront travailler de concert à l’élaboration de solutions efficaces à ce problème. D. Responsabilité d’autoriser la libre circulation de l’information Les droits à la liberté d’expression et à la libre circulation de l’information figurent dans la Déclaration universelle des droits de l’homme et les Pactes internationaux relatifs aux droits civils et politiques, qui prévoient en des termes généraux, sous réserve de certaines limitations, que tout individu a droit à la liberté d’expression, ce qui englobe le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de rechercher, de recevoir et de répandre, sans considération de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit. Ces principes ont été affirmés lors de nombreux forums internationaux, dont l’Assemblée générale, l’Union internationale des télécommunications et le Sommet mondial sur la société de l’information. E. Responsabilité de lutter contre le terrorisme Au moins 16 résolutions existantes du Conseil de sécurité exhortent les États à lutter contre le terrorisme. Ces obligations s’appliquent pleinement lorsque les terroristes ou les personnes qui facilitent les actes terroristes se servent du cyberespace pour recruter, recueillir des fonds, transférer de l’argent, se procurer des armes ou planifier des attaques. Tous les États sont tenus de communiquer les informations dont ils disposent sur les activités de financement, de recrutement, de planification et de facilitation en ligne à des fins terroristes et de prendre des mesures à leur encontre, tout en respectant la souveraineté d’autres États et leurs propres responsabilités d’autoriser la libre circulation de l’information. IV. Mesures de transparence, de stabilité et de réduction des risques et de coopération Tel qu’indiqué plus haut, les États Membres sont confrontés à la difficulté de gérer un environnement de la menace extrêmement varié et complexe. Ces dix dernières années, des efforts considérables pour lutter contre la menace de cybercriminalité ont été déployés à l’échelon international. Des mesures en faveur d’une formation aux enquêtes et poursuites en matière de cybercriminalité ont été prises au niveau de l’Organisation des États américains, de l’Association de coopération économique Asie-Pacifique, de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, de l’Union africaine et du Conseil de l’Europe, entre autres. Une vaste coopération internationale dans le domaine des enquêtes et poursuites de la cybercriminalité a pu être mise en place grâce à la Convention sur la cybercriminalité et aux efforts bilatéraux déployés entre les pays touchés. Elle s’avère toujours être le moyen le plus efficace pour gérer la menace que représentent les activités criminelles pour les technologies de l’information et des communications. 18 11-41692

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