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promesse de réduction des obstacles à la compréhension et à la coopération
internationale que nous offrent les communications en réseau.
La dépendance vis-à-vis des technologies de l’information et des
communications augmente, entraînant avec elle une hausse des risques qui y sont
associés. De nombreux événements et activités divers, d’origine humaine ou
naturelle, menacent le bon fonctionnement des infrastructures nationales essentielles
et des réseaux mondiaux ainsi que l’intégrité des informations qui y sont
acheminées ou conservées. Les menaces humaines sont de plus en plus nombreuses,
évoluées et graves. Même si certaines trouvent leur source dans l’État, un grand
nombre proviennent d’acteurs non étatiques et impliquent des activités criminelles
ou terroristes. Les motivations sont multiples, du vol d’argent ou d’informations ou
de la déstabilisation de concurrents au nationalisme et à l’étendue de formes
traditionnelles de conflit étatique au cyberespace. Ces menaces visent aussi bien les
personnes que les entreprises, les infrastructures nationales essentielles et les
pouvoirs publics et ont de graves conséquences sur le bien-être et la sécurité de
chaque nation et de la communauté internationale dans son ensemble.
Quelles que soient les mesures que les gouvernements prennent au niveau
national pour protéger leurs réseaux d’information, une collaboration internationale
sur les stratégies de réduction des risques liées aux technologies de l’information et
des communications est essentielle pour garantir la sécurité de tous. Les
gouvernements doivent être certains de la sûreté et de la solidité des réseaux qui
soutiennent leur sécurité nationale et leur prospérité économique. Le potentiel de la
révolution de l’information sera pleinement réalisé lorsqu’une infrastructure fiable
des technologies de l’information et des communications aura été mise en place.
Cette tâche ne sera pas facile. En effet, la communauté internationale est
confrontée à la difficulté de maintenir un environnement qui encourage l’efficacité,
l’innovation, la prospérité économique et le libre-échange tout en assurant la sûreté,
la sécurité, les libertés civiques et les droits à la vie privée. La difficulté de la tâche
est accentuée par les caractéristiques uniques des technologies de l’information et
des communications. Accessibles à tous, les réseaux sont souvent détenus et gérés
par le secteur privé plutôt que par les pouvoirs publics. Contrairement aux armes
traditionnelles, les outils informatiques destinés à nuire sont discrets et invisibles.
Ils peuvent traverser les nations sans qu’il soit possible de déterminer l’origine ni
l’identité de leur auteur, ni l’autorité sous laquelle il agit. De plus en plus, les
acteurs non étatiques développent des capacités qui font craindre que les acteurs
étatiques ou non étatiques recourent à des mandataires pour se livrer à des activités
perturbatrices dans le cyberespace. Au vu de ces caractéristiques, les stratégies
traditionnelles, telles que des mesures similaires à celles utilisées pour la maîtrise
des armes, s’avèrent inefficaces en termes de contrôle ou de limitation des menaces
et il convient, par conséquent, d’adopter de nouvelles méthodes créatives pour
réduire les risques. Nonobstant la difficulté de la tâche, les États Membres doivent
s’unir dans l’accomplissement de l’objectif commun, à savoir préserver et renforcer
la contribution apportée par les technologies de l’information tout en assurant leur
sécurité et leur intégrité.
Les tâches des États Membres poursuivent un double objectif : national et
international. La sécurisation des infrastructures nationales d’information est une
responsabilité que les gouvernements doivent assumer au niveau national, en
coordination avec des acteurs concernés de la société civile. Parallèlement, les
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