réduisant les coûts environnementaux générés par la circulation massive de données. La France rappelle son attachement aux enjeux de transition écologique et numérique. Elle soutient ainsi de nombreuses initiatives, notamment le EU Code of Conduct for Data Centers (code de bonne conduite énergétique pour les centres de données européens) et l’initiative Green Tech (réseau d’incubateur sous l’impulsion du ministère de la Transition écologique et solidaire qui a pour but de promouvoir les start-up dont les projets innovants concourent à la transition écologique). Faire progresser la conscience internationale sur le rôle des algorithmes et l’encadrement de leur utilisation Les principaux acteurs du numérique – plateformes, moteurs de recherche et applications – fondent en grande partie leur activité sur l’utilisation d’algorithmes. Ces derniers constituent un facteur de compétitivité et sont protégés par les acteurs. Or, ces algorithmes sont susceptibles de créer des phénomènes de prescription automatique et de « bulles de filtres », dont les conséquences problématiques ont notamment été soulignées par le Conseil d’État en 2015 : enfermement de l’internaute dans une « personnalisation » dont il n’est pas maître, confiance abusive dans les résultats d’algorithmes perçus comme objectifs et infaillibles ; problèmes d’équité du fait de l’exploitation toujours plus fine des données personnelles. Des propositions peuvent être avancées : • envisager la mise en place d’une agence de notation européenne qui permette de garantir la confiance et la loyauté des plateformes dans le respect de l’utilisation des données personnelles (l’Inria est notamment en train de réfléchir à ce sujet avec un projet sur la transparence des algorithmes) ; • prolonger la réflexion – notamment éthique – sur l’impact des algorithmes et la « dépossession » des choix collectifs et individuels : financement de projets de recherche, discussion avec les acteurs, développement du testing, chartes de bonne conduite, outils mettant en évidence les biais, encadrement des algorithmes prédictifs… Au niveau national, la CNIL, missionnée par la Loi pour une République numérique, a conduit en 2017 une réflexion sur les enjeux éthiques et les questions de société soulevés par l’évolution des technologies numériques. GROUPES DE TRAVAIL « NUMÉRIQUE » DU G7 ET DU G20 En 2016 et en 2017, le G7 et le G20 ont mis en place des groupes de travail dédiés spécifiquement au numérique. La présidence allemande du G20 a organisé en avril 2017 une réunion des ministres du numérique à Düsseldorf, au cours de laquelle ont été adoptées une déclaration politique de haut niveau et une feuille de route. Ces documents proposent une vision commune sur les enjeux de la transformation numérique de l’économie et identifient quelques enjeux prioritaires : réduire la fracture numérique, maximiser le levier que constitue le numérique pour la croissance et l’emploi, accompagner et accélérer la numérisation de l’industrie, renforcer la sécurité et la confiance dans l’économie numérique. En septembre 2017, la présidence italienne du G7 a organisé à Turin une réunion des Ministres du numérique, au cours de laquelle une déclaration politique a été adoptée. Lors des réunions de ces groupes de travail, la France a notamment plaidé pour que le G7 et le G20 abordent des sujets tels que la cybersécurité, la concurrence dans l’économie numérique, le rôle des plateformes Internet, la transparence et la régulation des algorithmes, le développement de l’intelligence artificielle ou encore les problématiques fiscales spécifiques au numérique et permettent le renforcement de la coopération internationale sur ces sujets. Rester vigilant face à la désinformation et aux tentatives d’ingérence L’élaboration et la diffusion active de fausses informations sur Internet et les réseaux sociaux ne cessent d’augmenter. Regroupés sous le vocable de fausses informations (fake news), ces articles ne satisfont pas aux standards de publication fiables et reposent sur des informations partiellement ou entièrement fausses (qu’elles soient créées de toutes pièces ou travesties). Ces efforts peuvent viser à manipuler l’opinion publique et nuire à la crédibilité des institutions et des médias. Des statistiques simples – environ 45 % des

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