FF 2016
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une «collaboration structurée permanente» entre les États membres qui entendent intensifier leurs capacités de défense dans certains domaines;
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un haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de
sécurité31, qui dirige le Service européen pour l’action extérieure, détient un
droit de proposition pour les missions communes et assure leur coordination;
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l’Agence européenne de défense, qui appuie les États membres dans l’amélioration de leurs capacités militaires.
L’UE est également une organisation importante dans le domaine de la promotion
civile et militaire de la paix, de la prévention des conflits et de la médiation, par
exemple dans les Balkans ou avec l’Iran.
La mise en œuvre de la politique étrangère et de sécurité commune, même si elle
s’est approfondie dans certains domaines, butte contre les réserves liées à la politique de souveraineté menée par les États membres; les budgets nationaux consacrés
à la défense, qui ont reculé dans le sillage de la crise financière et économique,
représentent un défi supplémentaire. L’UE est encore loin d’offrir un marché ouvert
pour l’acquisition de biens d’armement; les activités de recherche et de développement des États membres sont peu coordonnées et le potentiel d’utilisation commune
des capacités civiles et militaires n’est pas pleinement exploité. Les intérêts nationaux divergents et les structures d’organisation complexes viennent aussi rendent
plus difficiles les engagements de promotion de la paix.
L’Agence européenne de défense, une composante de la PESC, cherche à identifier
les lacunes que présentent les capacités militaires et à définir sur cette base des
priorités en matière d’armement. Les capacités de défense de l’Europe doivent être
renforcées par la promotion de la coopération en matière d’armement, par la recherche et le développement menés en commun et par l’ouverture des marchés
nationaux. Pour prendre part à des initiatives de ce genre, les États tiers peuvent
conclure des accords de coopération avec l’Agence européenne de défense. La
Suisse a conclu un accord de ce type en mars 2012. Cette coopération, qui n’a pas
encore été mise à profit, est compatible avec la neutralité parce que la Suisse décide
elle-même quelles informations elle entend échanger dans ce cadre et à quels projets
et programmes elle souhaite participer.
En 2016, l’UE a adopté sa stratégie globale pour la politique étrangère et de sécurité.
Cette dernière remplace la stratégie européenne de sécurité datant de 2003 et se
distingue en particulier par l’accent qu’elle place sur l’action commune. Les besoins
identifiés concernent notamment le domaine de l’armement ainsi que l’amélioration
de la capacité de réaction et l’interopérabilité des formations européennes.
S’agissant des engagements de promotion de la paix, une prise en charge plus conséquente des coûts par l’UE (plutôt que par les États membres participants) ainsi que
les possibilités de coopération entre les différents États membres sont actuellement
débattues. Dans le contexte de la décision du Royaume-Uni de quitter l’UE, le
renforcement de la politique étrangère et de sécurité commune a reçu un large soutien de la part des autres États membres. Contrairement à des pays comme la France,
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La personne occupant actuellement le poste de haut représentant est en même temps viceprésidente de la Commission européenne et présidente du Conseil des affaires étrangères.
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