A/68/156/Add.1 La cybersécurité à l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe L’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) s’intéresse depuis plusieurs années au problème de la cybersécurité. Lors de son sommet de 2010, qui s’est tenu à Astana, les chefs d’État et de gouvernement des 56 États participants ont souligné qu’ils devaient parvenir à « une plus grande unité de vues et d’action pour faire face aux nouvelles menaces transnationales ». Dans la Déclaration commémorative d’Astana, les cybermenaces figurent parmi les nouvelles menaces transnationales. L’Allemagne a participé activement à la conférence de l’OSCE sur une approche globale de la cybersécurité, qui s’est tenue à Vienne en 2011, autour du thème « Explorer le futur rôle de l’OSCE ». Il a été question, lors de cette conférence, de formuler des recommandations concrètes concernant les activités de suivi de l’OSCE. Un groupe de travail informel a été créé en mai 2012 conformément à la décision 1039 (PC.DEC/1039) du Conseil permanent pour élaborer une série d’ébauches de mesures de confiance destinées à renforcer la coopération interétatique, la transparence, la prévisibilité et la stabilité, ainsi qu’à réduire les risques de malentendu, d’escalade et de conflit pouvant découler de l’utilisation des technologies de l’information et des communications. L’Allemagne a présenté à ce groupe, en juin 2012, un document officieux dans lequel elle suggérait l’adoption d’une première série de mesures de confiance dans le cadre de l’OSCE. Elle déplore qu’il n’ait pas été possible, lors du Conseil des ministres de Dublin, en décembre 2012, de parvenir au consensus qui aurait permis d’adopter cette série de mesures, mais se félicite du fait que le groupe ait repris ses travaux en 2013. L’Allemagne continuera de soutenir activement la réflexion que mène l’OSCE sur son rôle futur dans le domaine de la cybersécurité. La dimension militaire de la sécurité informatique À chaque échelon de commandement, la gestion de situations toujours plus complexes contraint les forces armées à recourir davantage à l’informatique, et la protection des informations et de ses moyens de traitement devient une mission primordiale. Pour les militaires, toutefois, le danger peut non seulement émaner d’un ennemi éventuel utilisant concrètement ses armes pour détruire physiquement l’infrastructure informatique mais également résulter d’utilisations irresponsables, de défaillances techniques, d’actions criminelles ou simplement d’accidents. Il convient donc d’agir sur plusieurs fronts, en sensibilisant chaque utilisateur, en garantissant la fiabilité de la chaîne logistique des technologies informatiques, en mettant en place des moyens de défense contre les cyberattaques et en mettant au point des systèmes solides. Il s’agit essentiellement d’assurer une gestion globale des risques et d’appliquer des mesures de renforcement de la sécurité informatique à l’échelle nationale et mondiale. Les forces armées allemandes (Bundeswehr) ont dès le début mis en place des structures de commandement et de contrôle et des techniques et procédures de sécurité solides ainsi qu’un système de sécurité informatique commun à toutes les 13-47546 7/25

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