A/68/156/Add.1
technologies précitées à des fins illicites met en évidence les failles actuelles et la
portée des conséquences qui pourraient résulter de cette utilisation. Il est donc
primordial, à l’échelle des pays, de prendre toutes les mesures appropriées, tant au
niveau des infrastructures que sur les plans juridique et technique, pour renforcer la
sécurité et empêcher l’utilisation de ces outils à des fins illicites.
Néanmoins, en raison de la complexité de ce domaine et de ses caractéristiques
propres, à savoir l’absence de frontières, le dynamisme, l’anonymat, la vitesse et la
rapidité de l’évolution technologique, mais aussi de l’interconnexion croissante des
réseaux, il semble impossible d’assurer une quelconque sécurité en se contentant
d’adopter des mesures au niveau national. C’est la raison pour laquelle, sachant par
ailleurs que les utilisations illicites sont, dans de nombreux pays, de plus en plus
fréquentes, tous les États doivent également coopérer au niveau international.
La République islamique d’Iran prend acte des efforts actuellement déployés
par l’ONU et par d’autres organisations internationales dans le domaine de
l’information et des communications et estime que la meilleure manière d’aborder
ces questions serait de créer, au sein du systèmes des Nations Unies, un mécanisme
international mettant tous les États sur un pied d’égalité. La République islamique
est fermement convaincue qu’un tel mécanisme devrait avoir pour principaux
objectifs d’amener les États à reconnaître l’importance d’un renforcement de la
sécurité en matière d’information et de communications, à prendre la mesure de la
nature, de la portée et de la gravité des menaces qui pèsent sur les technologies
utilisées et à trouver moyen de les prévenir. Une telle démarche peut aboutir à
l’adoption d’un programme d’action définissant les mesures devant être prises par
les États Membres et pourrait prendre la forme d’un cycle de conférences
internationales quinquennales qui déboucheraient sur l’élaboration d’un éventail de
documents à caractère politique, allant de la déclaration au code de conduite. Son
but ultime devrait néanmoins être la mise en place progressive d’un cadre juridique
permettant de renforcer et de garantir, au niveau mondial, la sécurité de
l’information et des communications et d’empêcher l’utilisation des technologies
connexes à des fins illicites.
La République islamique d’Iran estime que ces questions doivent être abordées
conformément aux principes suivants :
a)
En règle générale, le droit international est applicable et doit donc
s’appliquer à l’usage que font les États des technologies de l’information et des
communications. Les États doivent par conséquent, dans ce domaine, se conformer
aux buts et principes des Nations Unies et honorer les obligations que leur impose la
Charte, notamment le devoir de régler les différends internationaux par des moyens
pacifiques (par. 3 de l’Article 2), l’interdiction de recourir à la menace ou à l’emploi
de la force de toute manière incompatible avec les buts des Nations Unies (par. 4 de
l’Article 2) et l’interdiction de l’intervention et de l’ingérence dans les affaires
intérieures des États (par. 7 de l’Article 2);
b) Rien ne doit porter atteinte à la souveraineté des États en matière
d’information et de communications, s’agissant en particulier de leur droit de mettre
au point, d’acquérir, d’utiliser, d’importer ou d’exporter les savoir-faire et les
technologies ainsi que les services connexes, ou d’y accéder, sans aucune restriction
ni discrimination. Les États doivent donc absolument s’abstenir d’adopter toutes
mesures visant à interdire ou à limiter le transfert aux pays en développement de ces
savoir-faire et technologies de pointe, ainsi que la fourniture des services connexes;
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