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inéluctablement au développement et à l’amélioration du bien-être. Le cyberespace a
pris une importance considérable dans la vie des personnes et des organisations, et de
plus en plus de services essentiels dépendent des réseaux informatiques.
Toutefois, bien qu’il permette des niveaux d’interaction et des progrès sans
précédent, le cyberespace fait également l’objet d’une multitude de menaces de nature
différente et doit faire face à des acteurs qui mettent en péril la sécurité des personnes,
des entreprises, des institutions et des États, ainsi que la paix et la sécurité
internationales.
Le développement économique, la fourniture de services essentiels, le bien -être
des citoyens et le bon fonctionnement des organismes publics dépendent étroitement
de la cybersécurité.
En ce qui concerne les risques émergents, on peut citer l’augmentation des
risques liés au foisonnement d’appareils intelligents relativement bon marché qui
permettent d’accéder à Internet sans un niveau minimum de sécurité, ouvrant ainsi le
champ à de potentielles cyberattaques.
Face à cette multiplication des risques, la mise en œuvre de politiques publiques
et de stratégies de responsabilité sociale d’entreprise s’impose.
En outre, les projets que mènent certains États pour se doter de mécanismes leur
permettant de décrypter les informations issues des appareils et des applications, et/ou
de moyens détournés (backdoors) leur donnant la possibilité d ’y accéder, créent des
risques supplémentaires.
Mesures prises au niveau national pour renforcer la sécurité numérique
En 2017, par le décret 577/2017, le Gouvernement argentin a créé le Comité
national de la cybersécurité, que préside le Secrétariat d ’État à la modernisation
rattaché au Chef du cabinet des ministres, et auquel participent le Secrétariat chargé
des affaires stratégiques du Chef du cabinet des ministres, le Ministère de la défense,
le Ministère de la sécurité, le Ministère des relations extérieures et des cultes et le
Ministère de la justice et des droits de l’homme. Ce Comité est notamment chargé de
définir la stratégie nationale de cybersécurité et d ’élaborer le plan d’action nécessaire
à sa mise en œuvre.
La création du Comité national de la cybersécurité a permis d ’établir des
mécanismes d’échange d’informations sur les atteintes à la sécurité informatique,
grâce auxquels on a pu instaurer en amont une coordination plus efficace, dont l ’utilité
a été constatée lors du sommet du G-20 en Argentine en 2018.
Par la résolution 580/2011 du Chef du cabinet des ministres, l’Argentine s’est
dotée d’un programme national d’infrastructures critiques dans le domaine de
l’informatique et de la cybersécurité, qui vise notamment à établir et à protéger les
infrastructures stratégiques et critiques des secteurs public et privé, ainsi que les
organisations interjuridictions, à gérer toutes les informations relatives aux incidents
de sécurité et à orienter de manière organisée et cohérente les solutions qu ’il est
possible d’y apporter.
Dans ce contexte, un protocole a été établi entre les organismes publics pour
faire face aux cas d’exposition élevée aux risques de sécurité informatique, et il
prévoit l’établissement de liens avec le secteur privé.
L’élaboration d’une norme définissant les infrastructures informatiques
critiques, leurs critères de criticité et leur catégorisation dans différents secteurs est
en cours.
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