A/68/156
Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande
du Nord
[Original : anglais]
[16 mai 2013]
Le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord se félicite de
l’occasion qui lui est donnée de répondre à la résolution 67/27 de l’Assemblée
générale intitulée « Progrès de l’informatique et des télécommunications et sécurité
internationale ».
L’ensemble des questions qui se posent en matière de sécurité informatique
Dans le présent exposé, le Royaume-Uni privilégie le terme « cybersécurité »
et les expressions connexes lorsqu’il se réfère aux mesures visant à préserver la
confidentialité, la disponibilité et l’intégrité des informations du cyberespace. Le
terme « sécurité de l’information », souvent utilisé par les organisations
professionnelles et les organismes de normalisation, a la même signification. Le
Royaume-Uni accepte également cette formulation, qui peut cependant prêter à
confusion dans la mesure où certains pays et certaines organisations l’utilisent à
propos d’une doctrine selon laquelle l’information constitue une menace contre
laquelle il convient de prévoir une protection supplémentaire. Le Royaume-Uni ne
reconnaît pas cet emploi particulier de l’expression « sécurité de l’information »,
qui est susceptible d’être utilisée pour légitimer des restrictions de la liberté
d’expression portant atteinte aux principes de la Déclaration universelle des droits
de l’homme et du Pacte international relatif aux droits civils et politiques.
Domaine très prometteur, le cyberespace représente néanmoins une menace
réelle et potentielle. Plus de 2 milliards de personnes s’y côtoient désormais par
l’entremise du réseau Internet et ce nombre devrait encore progresser puisque les
technologies mobiles permettent aux pays en développement de tirer parti de ses
immenses avantages à moindre coût. Le réseau Internet représente un moteur pour la
croissance économique, ouvre la voie à l’éducation, amène les êtres humains à
échanger davantage et à mieux se comprendre, brise les barrières culturelles et
géographiques, permet la prestation de services à distance et renforce la démocratie
en rendant les autorités comptables de leurs actes vis-à-vis des populations, selon
des modalités nouvelles et dynamiques. À titre d’exemple :
• Les activités reposant sur Internet contribuent déjà à hauteur de 8 % au PIB du
Royaume-Uni. Il est capital, pour la croissance économique, que le
cyberespace inspire suffisamment confiance aux entreprises et à leurs clients
pour leurs activités;
• Le Royaume-Uni a mis en place en 2011 un service de pétitions en ligne, qui
permet à quiconque de lancer ou de signer une pétition relative à un problème
impliquant les autorités. Toutes les pétitions réunissant au moins 100 000
signatures font l’objet d’un débat devant le Parlement. Au cours de la première
année de fonctionnement de ce service, plus de 15 600 pétitions ont été ainsi
lancées. Dix d’entre elles, qui ont dépassé le seuil des 100 000 signatures, ont
fait ou doivent faire l’objet d’un tel débat.
À l’instar de nombreux pays, le Royaume-Uni dépend du cyberespace pour de
nombreux services primordiaux tels que l’énergie, la finance et les transports. Toute
10
13-39736