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La cybersécurité à l’Organisation pour la sécurité et la coopération
en Europe
L’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) s’intéresse
depuis plusieurs années au problème de la cybersécurité. Lors de son sommet de
2010, qui s’est tenu à Astana, les chefs d’État et de gouvernement des 56 États
participants ont souligné qu’ils devaient parvenir à « une plus grande unité de vues
et d’action pour faire face aux nouvelles menaces transnationales ». Dans la
Déclaration commémorative d’Astana, les cybermenaces figurent parmi les
nouvelles menaces transnationales.
L’Allemagne a participé activement à la conférence de l’OSCE sur une
approche globale de la cybersécurité, qui s’est tenue à Vienne en 2011, autour du
thème « Explorer le futur rôle de l’OSCE ». Il a été question, lors de cette
conférence, de formuler des recommandations concrètes concernant les activités de
suivi de l’OSCE. Un groupe de travail informel a été créé en mai 2012
conformément à la décision 1039 (PC.DEC/1039) du Conseil permanent pour
élaborer une série d’ébauches de mesures de confiance destinées à renforcer la
coopération interétatique, la transparence, la prévisibilité et la stabilité, ainsi qu’à
réduire les risques de malentendu, d’escalade et de conflit pouvant découler de
l’utilisation des technologies de l’information et des communications. L’Allemagne a
présenté à ce groupe, en juin 2012, un document officieux dans lequel elle suggérait
l’adoption d’une première série de mesures de confiance dans le cadre de l’OSCE.
Elle déplore qu’il n’ait pas été possible, lors du Conseil des ministres de Dublin, en
décembre 2012, de parvenir au consensus qui aurait permis d’adopter cette série de
mesures, mais se félicite du fait que le groupe ait repris ses travaux en 2013.
L’Allemagne continuera de soutenir activement la réflexion que mène l’OSCE
sur son rôle futur dans le domaine de la cybersécurité.
La dimension militaire de la sécurité informatique
À chaque échelon de commandement, la gestion de situations toujours plus
complexes contraint les forces armées à recourir davantage à l’informatique, et la
protection des informations et de ses moyens de traitement devient une mission
primordiale.
Pour les militaires, toutefois, le danger peut non seulement émaner d’un
ennemi éventuel utilisant concrètement ses armes pour détruire physiquement
l’infrastructure informatique mais également résulter d’utilisations irresponsables,
de défaillances techniques, d’actions criminelles ou simplement d’accidents.
Il convient donc d’agir sur plusieurs fronts, en sensibilisant chaque utilisateur,
en garantissant la fiabilité de la chaîne logistique des technologies informatiques, en
mettant en place des moyens de défense contre les cyberattaques et en mettant au
point des systèmes solides.
Il s’agit essentiellement d’assurer une gestion globale des risques et
d’appliquer des mesures de renforcement de la sécurité informatique à l’échelle
nationale et mondiale.
Les forces armées allemandes (Bundeswehr) ont dès le début mis en place des
structures de commandement et de contrôle et des techniques et procédures de
sécurité solides ainsi qu’un système de sécurité informatique commun à toutes les
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