A/71/172 [Original : espagnol] [13 juin 2016] Grâce à son Plan « Vive Digital » (2010-2014) et au nouveau Plan « Vive Digital – para la gente » (2014-2018), la Colombie a connu une révolution numérique qui a permis de passer, en cinq années seulement, de 2,2 millions de connexions Internet à plus de 12,2 millions. Elle sera le premier pays d’Amérique latine à avoir un accès Internet haut débit dans toutes ses municipalités. Au cours de la même période, plus de deux millions de terminaux ont été remis à des établissements scolaires. Soixante-quatorze pour cent des micro-entreprises et des petites et moyennes entreprises bénéficient aujourd’hui d’une connexion Internet, contre 7 % en 2010. Nous avons enregistré également un taux de 90 % d’augmentation de la pénétration d’Internet dans les ménages et nous avons ramené l’Internet dans les campagnes et dans les endroits les plus reculés. En effet, 7 621 centres « Vive Digital » ont été ouverts dans les zones rurales de plus de 100 habitants. Parmi d’autres réalisations, la Colombie est le pays d’Amérique latine qui compte le plus d’entrepreneurs numériques; on en recense plus de 100 000. Le Gouvernement colombien reconnaît qu’il n’est pas possible d’optimiser l’utilisation des technologies de l’information et des communic ations et d’en tirer le meilleur parti si les citoyens ou les entreprises s’en méfient, c’est -à-dire, si l’environnement numérique ne leur inspire pas un sentiment de sécurité. Les incidents qui surviennent de plus en plus fréquemment conditionnent cette perception. a) Efforts engagés au niveau national pour renforcer la sécurité informatique et promouvoir les activités de coopération internationale dans ce domaine : La Colombie vient de lancer une politique nationale de sécurité numérique, présentée dans le document CONPES 3854 de 2016. Cette politique vise à garantir que les pouvoirs publics, les organisations publiques et privées, les forces de l’ordre, le milieu universitaire et les Colombiens, en général, disposent d’un environnement numérique fiable et sûr qui maximise les bienfaits économiques et sociaux, favorisant ainsi la compétitivité et la productivité dans tous les secteurs de l’économie. Fruit d’un processus associant plusieurs parties prenantes, elle constitue l’une des premières politiques nationales au monde (elle est la première dans la région) à suivre la recommandation de l’Organisation de coopération et de développement économiques sur la gestion du risque de sécurité numérique, adoptée en septembre 2015. Cette politique préconise, en premier lieu, la mise en place d’un cadre institutionnel clair pour la sécurité numérique. Pour ce faire, des instances de coordination et d’orientation chargées de la sécurité numérique seront créées au plus haut niveau de l’État et des services de liaison sectorielle seront mis en place dans l’ensemble des structures du pouvoir exécutif à l’échelle nationale. En deuxième lieu, il faudra instaurer des conditions propices pour permettre aux différentes parties prenantes de gérer le risque de sécurité numérique dans leurs activités socioéconomiques et pour inspirer la confiance quant à l’utilisation du numérique grâce à des mécanismes de participation active et permanente, à un cadre juridique et réglementaire en la matière et à une formation destinée à inculqu er des comportements responsables dans l’environnement numérique. En troisième lieu, il 16-12486 7/27

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