A/RES/64/211
Prenant note des travaux menés par les organisations régionales et internationales
compétentes pour renforcer la cybersécurité, et rappelant le rôle que jouent ces
organisations pour ce qui est d’encourager les efforts nationaux et de favoriser la
coopération internationale,
Prenant note également du rapport sur la sécurisation des réseaux
d’information et de communication et les pratiques optimales propres à créer une
culture de cybersécurité que l’Union internationale des télécommunications a
élaboré en 2009, lequel met l’accent sur une approche nationale globale de la
cybersécurité qui respecte la liberté d’expression, la libre circulation de
l’information et la légalité,
Jugeant utile l’évaluation périodique des progrès accomplis dans le cadre des
efforts nationaux visant à protéger les infostructures essentielles,
1.
Invite les États Membres à utiliser, si et quand ils le jugent opportun, la
méthode d’auto-évaluation volontaire des efforts nationaux visant à protéger les
infostructures essentielles, décrite en annexe, pour évaluer les efforts qu’ils font à
cet égard et pour renforcer leur cybersécurité, afin de mettre en lumière les
domaines dans lesquels les efforts doivent se poursuivre pour que s’instaure une
culture mondiale de cybersécurité ;
2.
Engage les États Membres et les organisations régionales et internationales
concernées qui ont élaboré des stratégies de cybersécurité et de protection des
infostructures essentielles à faire connaître leurs pratiques optimales et les mesures
susceptibles d’aider d’autres États Membres dans leurs efforts de cybersécurisation,
en communiquant ces renseignements au Secrétaire général pour compilation et
diffusion auprès des États Membres.
66 e séance plénière
21 décembre 2009
Annexe
Méthode d’auto-évaluation volontaire des efforts nationaux
visant à protéger les infostructures essentielles 2
Évaluation des besoins et des stratégies en matière de cybersécurité
1.
Évaluer l’importance des technologies de l’information et des communications
pour l’économie et la sécurité nationales, les infrastructures essentielles (transport,
approvisionnement en eau et en vivres, santé publique, énergie, finances et
protection civile, par exemple) et la société civile.
2.
Déterminer les risques qui existent, du point de vue de la cybersécurité et de la
protection des infostructures essentielles, pour l’économie et la sécurité nationales,
les infrastructures essentielles et la société civile.
3.
Connaître les vulnérabilités des réseaux utilisés, la gravité relative des
menaces qui pèsent sur chaque secteur et le plan de gestion en vigueur ; noter dans
quelle mesure l’évolution du contexte économique, des priorités de sécurité
nationale et des besoins de la société civile influe sur ces éléments.
_______________
2
Cet outil peut être utilisé partiellement ou intégralement par les États Membres, si et quand ils le jugent
opportun ; il a pour objet de les aider dans les efforts qu’ils déploient pour protéger leurs infostructures
essentielles et renforcer leur cybersécurité.
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