A/RES/64/211
Considérant qu’il appartient aux pouvoirs publics, aux entreprises et aux
organisations, ainsi qu’aux propriétaires et utilisateurs individuels des technologies
de l’information d’en assurer et d’en renforcer la sécurité, compte dûment tenu de
leurs rôles respectifs,
Consciente de l’importance du mandat du Forum sur la gouvernance
d’Internet, qui offre un espace de dialogue multipartite sur diverses questions,
notamment les grandes questions de fond liées aux éléments clefs de la gouvernance
de l’Internet, afin d’assurer la viabilité, la solidité, la sécurité, la stabilité et le
développement de l’Internet, et réaffirmant que tous les gouvernements devraient
avoir un rôle et des responsabilités égaux en ce qui concerne la gouvernance
internationale de l’Internet et la préservation de la stabilité, de la sécurité et de la
continuité de ce réseau,
Réaffirmant que la coopération doit continuer d’être renforcée pour que les
gouvernements puissent jouer leur rôle et exercer leurs responsabilités sur un pied
d’égalité en ce qui concerne les politiques publiques internationales concernant
l’Internet mais non les questions techniques et opérationnelles courantes qui n’ont
pas d’incidence sur ces politiques,
Sachant que chaque pays déterminera lesquelles de ses infostructures sont
essentielles,
Réaffirmant qu’il importe d’exploiter le potentiel des technologies de
l’information et des communications pour promouvoir la réalisation des objectifs de
développement arrêtés au niveau international, notamment les objectifs du
Millénaire pour le développement, sachant que si les États n’ont pas l’accès voulu à
ces technologies ou ne les utilisent pas suffisamment, cela risque de nuire à leur
prospérité économique, et réaffirmant également que la coopération est un bon
moyen de lutter contre l’exploitation des technologies de l’information à des fins
criminelles et de créer une culture mondiale de la cybersécurité,
Soulignant la nécessité de redoubler d’efforts pour combler la fracture
numérique afin de réaliser l’accès universel aux technologies de l’information et des
communications et de protéger les infostructures essentielles en facilitant les
transferts de technologies de l’information aux pays en développement, surtout les
moins avancés, ainsi que le renforcement des capacités de ces pays, dans les
domaines des pratiques optimales et de la formation en matière de cybersécurité,
Se déclarant préoccupée par le fait que les menaces qui pèsent sur le bon
fonctionnement des infostructures essentielles et sur l’intégrité des informations
acheminées par ces réseaux sont de plus en plus complexes et de plus en plus
graves, ce qui nuit aux intérêts individuels, nationaux et internationaux,
Affirmant que la sécurité des infostructures essentielles est une responsabilité
que les gouvernements doivent assumer de façon systématique et un domaine dans
lequel ils doivent prendre l’initiative à l’échelon national, en coordination avec les
parties concernées qui doivent, quant à elles, être conscientes des risques, des
mesures préventives et des interventions efficaces en la matière, compte tenu de
leurs rôles respectifs,
Considérant que les efforts nationaux doivent être appuyés par des échanges
d’information et des activités de collaboration au niveau international, compte tenu
de la nécessité de faire face à des menaces qui, de plus en plus, ont un caractère
transnational,
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