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La cybersécurité représente un défi mondial et il est donc fondamental pour
l’améliorer de promouvoir la coopération internationale aux niveaux politique et
opérationnel. Les échanges entre les équipes d’intervention informatique d’urgence
des différents pays doivent êtres très fluides de manière à faciliter le partage des
informations sur les attaques, avec un temps de réaction minimal. Les leçons tirées
de l’expérience et les pratiques optimales doivent aussi être mises en commun.
Autres mesures proposées :
• Formation et sensibilisation des citoyens depuis leur plus jeune âge afin qu’ils
demeurent attentifs à la sécurité des systèmes informatiques qu’ils utilisent. De
nombreuses formes de cybercriminalité profitent (voire dépendent) du fait que
les utilisateurs d’Internet ne prennent pas toutes les précautions voulues pour
rendre leurs ordinateurs et leurs comptes aussi sûrs et inaccessibles que
possible. Il est donc essentiel de bien former les utilisateurs. Une plus grande
prise de conscience de ce problème permettrait de réduire le nombre des
ordinateurs utilisés par les cyberdélinquants pour mener leurs activités, en
particulier celles qui sont liées aux « botnets »;
• Assouplissement des procédures de coopération internationale en matière
judiciaire et policière afin que les auteurs d’infractions pénales puissent être
poursuivis rapidement et efficacement selon la législation de chaque pays, la
structure d’Internet étant fragmentée et les registres éphémères;
• Organisation de colloques, de conférences et de séminaires internationaux
visant à perfectionner les connaissances des experts et à partager les
informations relatives aux différentes formes d’attaques, aux nouvelles
tendances, à l’analyse des risques et aux effets d’éventuelles attaques. Il
s’agirait également de mettre en commun les leçons tirées de l’expérience et
les pratiques optimales et de promouvoir l’harmonisation de la formation
dispensée aux membres des forces de l’ordre chargés d’enquêter sur la
cyberdélinquance;
• Coordination des initiatives avec d’autres organisations spécialisées dans
certains aspects de la cybercriminalité, comme le Conseil de l’Europe et
l’OTAN. Cela permettrait d’éviter les doubles emplois;
• Élaboration de guides et d’inventaires des bonnes pratiques en vue d’améliorer
la cybersécurité, en coopération avec le secteur privé et la société civile.
En conclusion, la communauté internationale devrait prendre les mesures de
protection de l’information qui s’imposent, en se fondant sur une stratégie
homogène et, si possible, en imprimant une orientation unique en vue d’établir des
normes et des critères applicables à tous les pays et de mettre en place un ensemble
cohérent et complet de mesures de protection concrètes permettant d’harmoniser les
politiques et l’action des différentes organisations nationales et internationales
concernées.
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