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défaillance importante concernant ces services, qu’elle soit accidentelle ou due à
une intrusion délibérée, pourrait occasionner de graves perturbations, des dommages
économiques, ou la perte de vies humaines.
L’horizon des menaces est aussi complexe que mouvant. Les systèmes de
l’État britannique sont chaque jour l’objet, tout comme ceux des entreprises et des
particuliers, de tentatives d’intrusion ayant des motivations aussi diverses que
l’espionnage politique et industriel, la cybercriminalité, la volonté de perturber les
réseaux ou d’en prendre le contrôle, ou le déni de service. Ces menaces peuvent
émaner d’États ou de leurs agents, d’acteurs non étatiques, d’organisations
criminelles ou d’individus opportunistes. En raison du caractère interconnecté du
cyberespace, toute activité affectant un système peut atteindre de façon inattendue et
imprévisible d’autres systèmes. La lutte contre ces menaces se heurte à la difficulté
de déterminer avec certitude la source d’un cyberincident, à la possibilité qu’ont les
coupables de se faire passer pour d’autres, à la méconnaissance, de la part de
certains États, des règles de bonne conduite dans le cyberespace, au manque de
résilience de l’infrastructure des réseaux de certains pays et à l’absence
d’harmonisation, au niveau international, pour ce qui est de l’identification des
cybercriminels, ainsi que des poursuites et des procédures menées à leur encontre.
Toutes les composantes de la société ont un rôle à jouer et des responsabilités à
assumer dans la lutte contre ces menaces. C’est aux gouvernements qu’il appartient
de conduire les efforts faits au niveau international pour parvenir à mieux s’entendre
sur les comportements acceptables de la part de l’État et de régler le problème de la
cybercriminalité, mais comme les infrastructures sont majoritairement détenues et
exploitées par des entreprises privées, il est essentiel que ces dernières participent
au débat. Le Royaume-Uni estime que l’amélioration de la cybersécurité ne doit pas
porter préjudice aux avancées économiques et sociales dont le cyberespace est
porteur. Il est particulièrement important de faire en sorte que les efforts déployés
pour accroître la cybersécurité ne soient pas détournés pour imposer des restrictions
à la liberté d’expression outrepassant celles qu’autorisent les accords internationaux.
�� cet égard, le rôle des organisations de la société civile est particulièrement
important.
Les efforts engagés au niveau national pour renforcer la sécurité
informatique et les activités de coopération internationale menées
dans ce domaine
Stratégies nationales
Les cyberattaques constituent, avec les crises militaires internationales, les
accidents graves ou les catastrophes naturelles et les attaques terroristes, l’une des
quatre menaces de première catégorie répertoriées dans la stratégie de sécurité
nationale que le Royaume-Uni a rendue publique en 2010. En novembre 2011, le
Royaume-Uni a présenté une mise à jour de cette stratégie, qui envisage un
cyberespace dynamique, résilient et sécurisé, porteur de bienfaits économiques et
sociaux considérables, où ces valeurs fondamentales que constituent la liberté,
l’équité, la transparence et la primauté du droit contribuent à renforcer la prospérité,
la sécurité nationale et la cohésion de la société. Cette stratégie prévoit quatre
objectifs :
• Lutter contre la cybercriminalité et être l’un des endroits les plus sûrs au
monde pour exercer une activité économique dans le cyberespace;
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