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22 juin 2004
JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Texte 2 sur 108
II. − L’article L. 121-20-3 du code de la consommation est complété par deux alinéas ainsi rédigés :
« Le professionnel est responsable de plein droit à l’égard du consommateur de la bonne exécution des
obligations résultant du contrat conclu à distance, que ces obligations soient à exécuter par le professionnel qui
a conclu ce contrat ou par d’autres prestataires de services, sans préjudice de son droit de recours contre
ceux-ci.
« Toutefois, il peut s’exonérer de tout ou partie de sa responsabilité en apportant la preuve que l’inexécution
ou la mauvaise exécution du contrat est imputable, soit au consommateur, soit au fait, imprévisible et
insurmontable, d’un tiers au contrat, soit à un cas de force majeure. »
Article 16
I. − L’activité définie à l’article 14 s’exerce librement sur le territoire national à l’exclusion des domaines
suivants :
1o Les jeux d’argent, y compris sous forme de paris et de loteries, légalement autorisés ;
2o Les activités de représentation et d’assistance en justice ;
3o Les activités exercées par les notaires en application des dispositions de l’article 1er de l’ordonnance
no 45-2590 du 2 novembre 1945 relative au statut du notariat.
II. − En outre, lorsqu’elle est exercée par des personnes établies dans un Etat membre de la Communauté
européenne autre que la France, l’activité définie à l’article 14 est soumise au respect :
1o Des dispositions relatives au libre établissement et à la libre prestation des services à l’intérieur de la
Communauté européenne dans le domaine de l’assurance, prévues aux articles L. 361-1 à L. 364-1 du code des
assurances ;
2o Des dispositions relatives à la publicité et au démarchage des organismes de placement collectif en
valeurs mobilières, prévues à l’article L. 214-12 du code monétaire et financier ;
3o Des dispositions relatives aux pratiques anticoncurrentielles et à la concentration économique, prévues aux
titres II et III du livre IV du code de commerce ;
4o Des dispositions relatives à l’interdiction ou à l’autorisation de la publicité non sollicitée envoyée par
courrier électronique ;
5o Des dispositions du code général des impôts ;
6o Des droits protégés par le code de la propriété intellectuelle.
Article 17
L’activité définie à l’article 14 est soumise à la loi de l’Etat membre sur le territoire duquel la personne qui
l’exerce est établie, sous réserve de la commune intention de cette personne et de celle à qui sont destinés les
biens ou services.
L’application de l’alinéa précédent ne peut avoir pour effet :
1o De priver un consommateur ayant sa résidence habituelle sur le territoire national de la protection que lui
assurent les dispositions impératives de la loi française relatives aux obligations contractuelles, conformément
aux engagements internationaux souscrits par la France. Au sens du présent article, les dispositions relatives
aux obligations contractuelles comprennent les dispositions applicables aux éléments du contrat, y compris
celles qui définissent les droits du consommateur, qui ont une influence déterminante sur la décision de
contracter ;
2o De déroger aux règles de forme impératives prévues par la loi française pour les contrats créant ou
transférant des droits sur un bien immobilier situé sur le territoire national ;
3o De déroger aux règles déterminant la loi applicable aux contrats d’assurance pour les risques situés sur le
territoire d’un ou plusieurs Etats parties à l’accord sur l’Espace économique européen et pour les engagements
qui y sont pris, prévues aux articles L. 181-1 à L. 183-2 du code des assurances.
Article 18
Dans les conditions prévues par décret en Conseil d’Etat, des mesures restreignant, au cas par cas, le libre
exercice de leur activité par les personnes mentionnées à l’article 16 peuvent être prises par l’autorité
administrative lorsqu’il est porté atteinte ou qu’il existe un risque sérieux et grave d’atteinte au maintien de
l’ordre et de la sécurité publics, à la protection des mineurs, à la protection de la santé publique, à la
préservation des intérêts de la défense nationale ou à la protection des personnes physiques qui sont des
consommateurs ou des investisseurs autres que les investisseurs appartenant à un cercle restreint définis à
l’article L. 411-2 du code monétaire et financier.
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