Il s’agira d’obtenir que les produits et services numériques ou intégrant du numérique, conçus, développés et mis en place en Principauté de Monaco, soient parmi les plus sûrs au monde. Lorsque les produits et services numériques hébergeront des données personnelles ou seront destinés aux secteurs d’activité d’importance vitale, l’Agence Monégasque de Sécurité Numérique apportera les éléments utiles à l’analyse des risques ou les conseils nécessaires à l’obtention du niveau de sécurité correspondant à l’usage du produit ou du service en cours de conception ou de développement. Elle contribuera également, pour les usages qui le justifient, à mettre en place des dispositifs permettant d’évaluer de manière indépendante le niveau de sécurité et de confiance de ces produits et services, et d’offrir à leurs utilisateurs potentiels des garanties adaptées par le biais d’une labellisation. Parallèlement, l’environnement juridique d’accueil des nouveaux produits et services devra être anticipé. À titre d’exemple, la prochaine arrivée de véhicules autonomes doit inciter le régulateur à préparer les conditions assurant la sécurité de leur circulation. La cybersécurité doit être prise en compte dès à présent en définissant le référentiel et les procédures techniques de contrôle. Pour d’autres types de produits ou services, une signalétique adaptée devra informer le consommateur de leurs caractéristiques numériques essentielles et notamment du traitement qui est réalisé des données collectées. Pour certains secteurs, comme celui de la santé, une labellisation systématique des produits et services numériques sera étudiée. La Principauté de Monaco cherchera à s’associer à d’autres États pour la mise en œuvre de ces pratiques afin de créer une zone de confiance et de sécurité numériques. • Intégrer l’exigence de cybersécurité dans la commande et le soutien publics. Pour la protection de sa souveraineté et notamment la protection de ses informations relevant du secret, la Principauté de Monaco conservera une capacité financière à la mise en place des solutions atteignant les justes niveaux de sécurité. Plus généralement, l’ensemble de l’administration devra démontrer son exemplarité dans le cadre de la commande publique, en intégrant des critères de cyber sécurité au juste niveau dans ses choix des produits et services numériques. Enfin, dès 2017, tout produit ou service embarquant ou s’appuyant sur un système d’information et souhaitant répondre à un appel d’offres, à un appel à projet publics, ou accéder à des fonds publics bénéficiera d’un facteur de bonification s’il est accompagné d’une analyse de risque en matière de cybersécurité correspondant à l’usage prévu du produit ou service et de la réponse technique apportée. 24

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