FF 2016 régional d’équipes d’observation25. La participation à cette mission de soutien à la paix permet à la Suisse d’influer sur le développement de la KFOR. L’armée peut ainsi acquérir de l’expérience en matière d’engagements. Possibilités de participation accrue de la Suisse Il est dans l’intérêt de l’Armée suisse de poursuivre la coopération avec l’OTAN: son principal engagement dans la promotion militaire de la paix a lieu au cours d’une opération conduite par l’OTAN. La coopération permet par ailleurs de se familiariser plus facilement avec les développements militaires, de se comparer à d’autres armées et de tirer parti des expériences faites par autrui26. Ce bagage de connaissances et cette capacité à coopérer renforcent la liberté d’action de la Suisse27. La Suisse participe à la plateforme d’interopérabilité, répondant ainsi aux besoins de l’armée. Elle suit par ailleurs le développement de différentes initiatives 28 et décide cas par cas si elle entend participer à des exercices d’envergure ou non. Chaque participation implique qu’elle en retire une utilité concrète pour l’armée. Le concept de pays-cadre a été adopté en 2014. Il implique que plusieurs pays coordonnent et combinent leurs compétences sous la conduite d’un État. L’OTAN peut également être profitable à la Suisse pour relever de nouveaux défis en politique de sécurité, en particulier dans le cadre de la cybersécurité. Notre pays peut apporter sa contribution au Centre de compétences de l’OTAN pour la cyberdéfense, à Tallinn, et bénéficier ainsi d’un accès privilégié aux connaissances spécialisées dans ce domaine. La Suisse s’engage pour le maintien d’une plateforme de dialogue politique et de coopération fondée sur des valeurs communes. Elle s’intéresse à des formats souples permettant une discussion approfondie sur les thèmes qui la concernent (p. ex. le domaine de la cybernétique), en particulier dans la composition OTAN et partenaires d’Europe occidentale (28+629). Dans le même temps, elle entend préserver la coopération dans le cadre général du Partenariat pour la paix et du Conseil de partenariat euro-atlantique. 25 26 27 28 29 Détachement régional interarmées Nord (Joint Regional Detachment North); il s’agit de diriger les équipes de liaison et de surveillance au nord du Kosovo, lesquelles constituent un élément de système de pré-alerte que la KFOR a mis sur pied pour se faire une idée précise de la situation et déceler rapidement les éventuelles tendances négatives. Par exemple dans les domaines de la doctrine, de l’organisation, de l’instruction, du matériel, du personnel et de la disponibilité. Si, bien que neutre, la Suisse était victime d’une attaque armée et devait donc sortir de sa neutralité, l’armée aurait en principe deux options : une défense autonome et la coopération avec d’autres États, cette dernière impliquant une interopérabilité. Cela vaut également pour la participation à des engagements de promotion militaire de la paix, qui sont plus proches de son quotidien. Initiative des forces connectées, Défense intelligente, Framework Mission Networking et Concept des capacités opérationnelles. Dans le cadre de ce dernier, les Forces aériennes examinent une éventuelle participation d’éléments spécifiques, étant donné que la méthodologie pourrait être utilisée pour le contrôle de l’instruction. Autriche, Finlande, Irlande, Malte, Suède, Suisse 7598

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