FF 2016
en particulier dans les conflits qui perdurent dans le Caucase du Sud et dans
le sud-est de l’Europe.
Possibilités de participation accrue de la Suisse
La présidence de l’OSCE aura été fort utile pour la politique étrangère et pour la
politique de sécurité de la Suisse. Par son engagement au sein de l’OSCE, la Suisse a
pu renforcer sa réputation d’acteur compétent et fiable en apportant de précieuses
contributions à la sécurité internationale tout en menant une politique autonome.
Dans le cadre de la présidence de la Serbie, qui a suivi en 2015, elle a influé de
manière déterminante sur les activités de l’OSCE; ainsi, à l’initiative de la Suisse, un
processus de réflexion a, par exemple, été lancé en vue de consolider les opérations
de paix de l’OSCE. Le renforcement de l’OSCE et de la sécurité en Europe restent
des priorités de la politique étrangère et de sécurité de la Suisse.
En août 2015, les ministres des affaires étrangères d’Allemagne, d’Autriche, du
Liechtenstein et de Suisse se sont rencontrés à Neuchâtel pour s’entretenir d’une
collaboration plus étroite sur les questions de politique de sécurité en lien avec
l’OSCE. Dans une déclaration commune, ils ont constaté qu’il fallait poursuivre le
renforcement de l’OSCE en vue de la présidence qu’assumera l’Allemagne en 2016
et de celle de l’Autriche en 2017. Les quatre domaines thématiques ci-après ont, en
particulier, été identifiés pour la collaboration à venir:
–
Efforts communs déployés par les quatre pays pour obtenir une solution pacifique au conflit en Ukraine: soutien conjoint à la mission d’observation de
l’OSCE en Ukraine et au groupe de contact trilatéral et ses quatre groupes de
travail.
–
Renforcement des instruments de l’OSCE: l’OSCE a besoin de meilleurs
instruments pour l’alerte précoce et pour la prévention des conflits, aussi
bien que pour la médiation, la réconciliation et le traitement des conflits.
–
La présidence suisse a lancé un débat sur la sécurité en Europe en tant que
projet commun et confié à un groupe de spécialistes internationaux la tâche
de montrer la voie possible pour le rétablissement de la confiance et la promotion de la sécurité coopérative en Europe. Les quatre pays ont décidé que
le débat sur l’avenir de la sécurité en Europe devait se poursuivre au sein de
l’OSCE, sur la base des recommandations formulées par ce groupe de spécialistes.
–
Renforcement de la dimension économique de l’OSCE et plus particulièrement des mesures d’instauration de la confiance dans le domaine économique: la crise en Ukraine et aux abords de celle-ci a clairement montré que
les questions relatives à l’intégration économique régionale revêtent des enjeux politiques majeurs. Les quatre pays entendent s’engager pour que de
nombreuses sociétés et de nombreux États dans l’ensemble de l’OSCE puissent bénéficier des avantages de l’interdépendance économique.
La coopération avec l’Allemagne, l’Autriche et le Liechtenstein doit permettre à la
Suisse de donner un élan important à la politique de sécurité, notamment au cours
des années à venir. Telle qu’elle a été formulée, cette collaboration s’inscrit dans un
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