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pilotage de divers armes jusqu’à leur cible. Les États-Unis, la Russie et la Chine
disposent de systèmes d’armement capables de détruire depuis le sol des satellites en
orbite proche de la Terre. Outre les attaques cinétiques, des attaques consistant par
exemple à brouiller ou éblouir des capteurs satellites optiques au moyen de rayons
laser ou même d’impulsions électromagnétiques nucléaires afin de détruire leurs
composantes électroniques sont également possibles. La conduite de la guerre contre
des cibles terrestres depuis l’espace extra-atmosphérique n’est en revanche restée,
jusqu’à présent, qu’une vue de l’esprit, au même titre que la guerre spatiale, autrement dit la lutte contre des objets situés dans l’espace au moyen d’armes stationnées
dans l’espace. Les États-Unis et la Russie ont effectué divers essais dans ce domaine, et les rumeurs que ces États disposent de telles capacités persistent.
L’utilisation croissante de l’espace accentue la thématique d’une utilisation à double
usage; ainsi, les applications civiles et militaires ne peuvent que difficilement être
envisagées séparément. Bon nombre d’applications qui sont aujourd’hui d’un usage
courant ont une origine militaire, par exemple les images satellites ou les systèmes
de navigation. Inversement, des infrastructures et des applications civiles peuvent
également servir à des fins militaires. Étant donné qu’un nombre croissant d’États
utilise ou entend utiliser l’espace dans une perspective militaire et que tous les
efforts internationaux allant dans le sens d’une restriction ou d’une régulation n’ont
eu que peu de succès, on peut légitimement penser que la concurrence pour l’accès à
l’espace extra-atmosphérique et son utilisation ira croissant, même si aucun État ne
peut en revendiquer la possession, en tout ou en partie, sur le plan du droit international.
Conséquences pour la Suisse
Des marchés ouverts et mondiaux sont essentiels pour la Suisse et pour sa prospérité. Elle a bénéficié de la mondialisation et peut, par conséquent, s’attendre à ce que
le développement de la prospérité lui soit bénéfique. Les économies nationales
fondées sur les exportations dans les domaines de la haute technologie et des services ont, de façon générale, de bonnes cartes en main dans un marché mondial en
pleine mutation. Il n’en demeure pas moins que l’Europe perdra de son influence sur
les plans économique et politique par rapport aux pays émergents, et la Suisse ressentira les effets d’un marché du travail de plus en plus mondialisé et ceux d’une
migration elle aussi mondialisée. Les défis qui attendent l’Europe seraient considérablement plus nombreux si le système financier et économique mondial devait
connaître une nouvelle crise ou si les acquis du marché commun étaient mis à mal
par des situations de crise récurrentes au sein de l’UE.
La dépendance de l’économie suisse envers les importations de matières premières,
de biens et de services constitue une faiblesse dont l’État et l’économie doivent tenir
compte en cas de problèmes d’approvisionnement. Du fait de ses connexions internationales, la Suisse a des intérêts qui s’étendent à l’étranger, où sa forte présence
lui assure un bon réseau économique et social au niveau mondial; le revers de la
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