A/68/98 29. Compte tenu de la vitesse à laquelle se développent les outils informatiques ainsi que de l’ampleur de la menace, le Groupe d’experts estime qu’il est indispensable d’aboutir à une définition commune du comportement responsable des États en matière informatique et de renforcer concrètement la coopération. Pour ce faire, il recommande l’instauration d’un dialogue institutionnel régulier sous l’égide de l’Organisation des Nations Unies, aussi large que possible, ainsi que la mise en place d’un dialogue régulier au sein des instances bilatérales, régionales et multilatérales et des autres organisations internationales. V. Recommandations sur les mesures de renforcement des capacités 30. Le renforcement des capacités est essentiel à la mise en œuvre à l’échelle mondiale d’une action efficace de collaboration pour assurer la sécurité informatique. Certains États pourront avoir besoin d’aide pour améliorer la sécurité de leurs grandes infrastructures informatiques, renforcer leurs compétences techniques et mettre en place une législation, des stratégies et des cadres réglementaires adaptés afin de respecter leurs engagements, ainsi que pour combler les lacunes de leurs systèmes informatiques. 31. À cet égard, les États travaillant en collaboration avec les organisations internationales, dont les organismes des Nations Unies, et le secteur privé doivent déterminer les meilleurs moyens de fournir une aide technique ou autre aux pays ayant besoin de renforcer leurs capacités en matière de sécurité informatique, notamment aux pays en développement. 32. En se fondant sur les résolutions et les rapports précédents de l’Organisation des Nations Unies sur le renforcement des capacités, notamment la résolution 64/211 de l’Assemblée générale, les États sont invités à prendre les mesures ci-après : a) Soutenir, aux niveaux bilatéral, régional, multilatéral et international, les actions de renforcement des capacités pour assurer la sécurité des outils et des infrastructures informatiques, renforcer les cadres juridiques, les moyens policiers et judiciaires et les stratégies au niveau national, combattre l’utilisation des outils informatiques à des fins criminelles ou terroristes et encourager la recherche et la diffusion des meilleures pratiques; b) Créer et renforcer les capacités d’intervention en cas d’incident, notamment les équipes d’intervention informatique d’urgence, et améliorer la coopération entre ces équipes; c) Soutenir la mise en place d’initiatives de formation, d’apprentissage en ligne et d’information dans le domaine de la sécurité informatique, de façon à réduire la fracture numérique et aider les pays en développement à se tenir informés des changements de politique internationale en la matière; d) Intensifier la coopération, le partage des connaissances et le transfert de technologies en matière de gestion des incidents informatiques, à destination notamment des pays en développement; e) Encourager les instituts de recherche et les universités à conduire de nouveaux travaux et de nouvelles études sur les questions de sécurité informatique. Les États devraient également se pencher sur le rôle que pourraient jouer dans ce 13-37167 11

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