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29. Compte tenu de la vitesse à laquelle se développent les outils informatiques
ainsi que de l’ampleur de la menace, le Groupe d’experts estime qu’il est
indispensable d’aboutir à une définition commune du comportement responsable des
États en matière informatique et de renforcer concrètement la coopération. Pour ce
faire, il recommande l’instauration d’un dialogue institutionnel régulier sous l’égide
de l’Organisation des Nations Unies, aussi large que possible, ainsi que la mise en
place d’un dialogue régulier au sein des instances bilatérales, régionales et
multilatérales et des autres organisations internationales.
V. Recommandations sur les mesures de renforcement
des capacités
30. Le renforcement des capacités est essentiel à la mise en œuvre à l’échelle
mondiale d’une action efficace de collaboration pour assurer la sécurité
informatique. Certains États pourront avoir besoin d’aide pour améliorer la sécurité
de leurs grandes infrastructures informatiques, renforcer leurs compétences
techniques et mettre en place une législation, des stratégies et des cadres
réglementaires adaptés afin de respecter leurs engagements, ainsi que pour combler
les lacunes de leurs systèmes informatiques.
31. À cet égard, les États travaillant en collaboration avec les organisations
internationales, dont les organismes des Nations Unies, et le secteur privé doivent
déterminer les meilleurs moyens de fournir une aide technique ou autre aux pays
ayant besoin de renforcer leurs capacités en matière de sécurité informatique,
notamment aux pays en développement.
32. En se fondant sur les résolutions et les rapports précédents de l’Organisation
des Nations Unies sur le renforcement des capacités, notamment la résolution 64/211
de l’Assemblée générale, les États sont invités à prendre les mesures ci-après :
a)
Soutenir, aux niveaux bilatéral, régional, multilatéral et international, les
actions de renforcement des capacités pour assurer la sécurité des outils et des
infrastructures informatiques, renforcer les cadres juridiques, les moyens policiers et
judiciaires et les stratégies au niveau national, combattre l’utilisation des outils
informatiques à des fins criminelles ou terroristes et encourager la recherche et la
diffusion des meilleures pratiques;
b) Créer et renforcer les capacités d’intervention en cas d’incident,
notamment les équipes d’intervention informatique d’urgence, et améliorer la
coopération entre ces équipes;
c)
Soutenir la mise en place d’initiatives de formation, d’apprentissage en
ligne et d’information dans le domaine de la sécurité informatique, de façon à
réduire la fracture numérique et aider les pays en développement à se tenir informés
des changements de politique internationale en la matière;
d) Intensifier la coopération, le partage des connaissances et le transfert de
technologies en matière de gestion des incidents informatiques, à destination
notamment des pays en développement;
e)
Encourager les instituts de recherche et les universités à conduire de
nouveaux travaux et de nouvelles études sur les questions de sécurité informatique.
Les États devraient également se pencher sur le rôle que pourraient jouer dans ce
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