A/68/98
a)
L’échange de vues et d’informations, à titre facultatif, sur les stratégies et
les politiques nationales, les meilleures pratiques, les processus de prise de
décisions, les organisations nationales compétentes et les mesures visant à améliorer
la coopération internationale. Il reviendra aux États de déterminer l’ampleur des
informations qu’ils voudront bien transmettre. Celles-ci pourront être partagées au
niveau bilatéral, au sein de groupes régionaux ou au sein d’autres instances
internationales;
b) La mise en place de structures de concertation bilatérale, régionale ou
multilatérale pour renforcer la confiance, où pourront être organisés des ateliers, des
séminaires et des exercices destinés à approfondir les réflexions menées au niveau
national sur la façon de prévenir les incidents résultant de l’utilisation par les États
des outils informatiques et sur les moyens de gérer ces incidents en fonction de leur
évolution;
c)
Le partage accru entre les États d’informations sur les incidents de
sécurité informatique, par le biais d’une utilisation plus efficace des canaux de
communication disponibles ou par la mise en place de nouveaux canaux et
mécanismes adéquats pour recevoir, rassembler, analyser et partager les
informations sur ces incidents, en vue de leur apporter une réponse immédiate, les
résoudre et atténuer leurs effets. Les États devront prévoir de se communiquer les
informations relatives à leurs points de contact nationaux, afin de développer et
d’améliorer les canaux de communication actuels pour la gestion des crises, et
favoriser la création de dispositifs d’alerte rapide;
d) L’échange d’informations et le dialogue entre les équipes d’intervention
informatique d’urgence nationales, à un niveau bilatéral, au sein de groupes formés
par de telles équipes ou au sein d’autres instances, afin de promouvoir les échanges
aux niveaux politique et stratégique;
e)
L’intensification de la coopération pour parer aux incidents susceptibles
d’endommager les outils informatiques ou les grandes infrastructures tributaires de
systèmes informatiques de contrôle industriel. Les États pourront notamment définir
des règles de conduite et les meilleures pratiques pour faire face aux actes
déstabilisateurs perpétrés par des agents non étatiques;
f)
L’amélioration des dispositifs de coopération judiciaire et policière afin
de réduire les incidents susceptibles d’être interprétés à tort comme des actes
d’hostilité de la part d’un État permettrait de renforcer la sécurité internationale.
27. Ces premières mesures de confiance permettront d’acquérir une expérience
pratique et d’orienter utilement les travaux ultérieurs. Il revient aux États
d’encourager les initiatives prises aux niveaux bilatéral et multilatéral, et de s’en
inspirer, notamment de celles menées au sein de groupes régionaux comme l’Union
africaine, le Forum régional de l’ASEAN, l’Union européenne, la Ligue des États
arabes, l’OEA, l’OSCE et l’Organisation de Shanghai pour la coopération. Les États
s’appuieront sur ces travaux pour promouvoir l’adoption de mesures
complémentaires et faciliter la diffusion des meilleures pratiques, compte tenu des
différences entre les nations et les régions.
28. S’il revient aux États de prendre l’initiative pour élaborer des mesures de
confiance, la participation appropriée du secteur privé et de la société civile est à
même d’améliorer la qualité de leurs travaux.
10
13-37167