A/68/156/Add.1
Dans le cadre de divers forums, dont le Groupe des Huit, l’Office des Nations
Unies contre la drogue et le crime et l’Organisation des États américains, le Canada
concourt également de manière active à des initiatives internationales visant à lutter
contre la cybercriminalité. Il fait également partie du Groupe d’experts
gouvernementaux chargé d’examiner les progrès de la téléinformatique dans le
contexte de la sécurité internationale, constitué pour 2012-2013.
2.
Principes internationaux
Les traités internationaux existants et le droit international coutumier
s’appliquent à l’utilisation que font les États de l’informatique et des
communications, ce qui est essentiel au maintien de la paix et de la stabilité et à la
promotion d’un environnement technologique ouvert, sûr, pacifique et facile
d’accès. En ce qui concerne le cyberespace, ce sont la Charte des Nations Unies, le
droit international des droits de l’homme et le droit international humanitaire qui
font référence. Dans le dernier rapport du Groupe d’experts gouvernementaux, le
Canada s’est félicité de constater que les États considéraient l’application du droit
international au cyberespace comme un élément essentiel pour définir des règles et
des principes favorisant un comportement responsable des États.
Le Canada considère également que la recherche de solutions aux problèmes de
sécurité qui se posent dans le domaine de l’informatique et des communications doit
aller de pair avec le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales,
notamment le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions, ainsi que les droits à la
liberté d’expression, d’association et de réunion, et le respect de la vie privée. Le
droit à la liberté d’expression figure à la fois dans la Déclaration universelle des
droits de l’homme et dans le Pacte international relatif aux droits civils et politiques.
Ces deux instruments disposent que les droits reconnus aux personnes doivent
également être protégés en ligne, en particulier la liberté d’expression qui s’exerce
sans considération de frontières et par tout moyen de son choix.
3.
Propositions de mesures visant à renforcer la sécurité de l’information
à l’échelle mondiale
Le Canada coopère étroitement avec ses partenaires internationaux, dont les
principales organisations multilatérales et les associations du secteur privé, pour
renforcer la sécurité de l’information sur les réseaux dont dépendent la bonne santé
économique et la sécurité du pays. Il s’efforce également d’améliorer la
collaboration et le partage d’informations avec quelques partenaires essentiels et
dans le cadre d’organisations multilatérales chargées de veiller à la cybersécurité.
Le Canada a créé un nouveau dispositif qui lui permet de réagir de façon
coordonnée à tout incident informatique grave et d’associer les propriétaires et les
exploitants de ses infrastructures essentielles à l’élaboration et à la mise en œuvre de
leur propre stratégie de protection du cyberespace.
De nombreux pays se déclarent intéressés par le renforcement de la
cybersécurité et la prévention de la cybercriminalité. Le principal instrument
international qui traite expressément de ce dernier problème est la Convention sur la
cybercriminalité, que le Canada a signée en 2001. Également connu sous
l’appellation de Convention de Budapest, ce document fournit des orientations sur
l’élaboration de lois générales et de portée nationale en matière de lutte contre la
cybercriminalité, et il sert de cadre à la coopération internationale entre États.
13-47546
11/25