29 juillet 2015
JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
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d) Le cinquième alinéa est remplacé par six alinéas ainsi rédigés :
« Dans le même temps, la communauté française du renseignement est consolidée sous l’égide du coordonnateur
national du renseignement. La mutualisation des moyens et une plus grande interopérabilité entre les services
seront recherchées. Les effectifs consacrés à la fonction renseignement seront mis en cohérence avec les besoins
nouveaux associés à la mise en œuvre des équipements techniques et à l’analyse de flux d’informations accrus. Le
renseignement fera l’objet d’une attention prioritaire et bénéficiera d’un effort financier substantiel sur la
période 2014-2019. S’agissant du renseignement intérieur, la transformation de la direction centrale du
renseignement intérieur (DCRI) en une direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), directement rattachée au
ministre de l’intérieur, s’accompagnera du recrutement de 2 680 personnels supplémentaires, consacrés à la lutte
contre le terrorisme au cours des trois prochaines années, notamment 1 400 au ministère de l’intérieur, 950 au
ministère de la justice et 80 au ministère des finances (dont 70 pour les douanes).
« Parmi ces 2 680 emplois supplémentaires, 1 100 seront alloués aux services de renseignement intérieur chargés
de lutter contre le terrorisme (500 à la DGSI, 500 au service central du renseignement territorial et 100 à la
direction du renseignement de la préfecture de police de Paris).
« 425 millions d’euros de crédits d’investissement, d’équipement et de fonctionnement seront consacrés à ce
plan de renforcement au cours des trois prochaines années, dont 233 millions d’euros pour le ministère de
l’intérieur et 181 millions d’euros pour celui de la justice.
« Les premiers tests du dispositif “Passenger Name Record” (PNR) commenceront dès septembre 2015.
« Pour leur part, les services de renseignement relevant du ministère de la défense bénéficieront d’un
renforcement des effectifs de l’ordre de 900 postes supplémentaires, qui s’ajoutent aux 300 initialement prévus par
la loi de programmation militaire, ce chiffre incluant les 250 postes créés dans le cadre du plan de lutte
antiterroriste décidé par le Premier ministre en janvier 2015.
« Outre le contrôle administratif, via la constitution d’une fonction d’inspection du renseignement, le contrôle
parlementaire de la politique du Gouvernement en matière de renseignement a été étendu par le renforcement des
compétences et des attributions de la délégation parlementaire au renseignement. » ;
e) Les dixième à quatorzième alinéas sont remplacés par huit alinéas ainsi rédigés :
« La fonction protection vise à garantir l’intégrité du territoire, à assurer aux Français une protection efficace
contre l’ensemble des risques et des menaces, en particulier le terrorisme et les cyberattaques, à préserver la
continuité des grandes fonctions vitales de la Nation et à garantir sa résilience. Si l’ensemble des fonctions
stratégiques et des moyens civils autant que militaires concourent à la protection, les armées garantissent, en
métropole comme outre-mer, la sûreté du territoire, de son espace aérien et de ses approches maritimes. S’agissant
de la défense sur le territoire, les armées apportent leur concours à la protection dans les trois milieux et dans le
cyberespace.
« Dans ce cadre, la posture permanente de sûreté terrestre de nos armées sera renforcée, les postures de sûreté
aérienne et de sauvegarde maritime seront maintenues. Les armées continueront également à apporter une
contribution à l’action de l’Etat en mer.
« Face à la hausse et à la continuité dans le temps d’une menace terroriste majeure sur le territoire national, les
armées seront en mesure de déployer dans la durée, dans le cadre d’une opération militaire terrestre, 7 000 hommes
sur le territoire national, avec la possibilité de monter jusqu’à 10 000 hommes pendant un mois, ainsi que les
moyens adaptés des forces navales et aériennes.
« Cette capacité de déploiement doit permettre de contribuer en quelques jours, au profit de l’autorité civile et en
renfort des forces de sécurité intérieure et de sécurité civile, à la sécurité de points d’importance vitale, à celle des
flux essentiels pour la vie du pays, au contrôle de l’accès au territoire et à la sauvegarde des populations. Les
capacités pouvant être mises en œuvre dans ce cadre comprennent les moyens propres de commandement et de
renseignement, des dispositifs terrestres, aériens et maritimes de sécurisation et des moyens spécialisés des armées
permettant de concourir au rétablissement des fonctions essentielles du pays en cas de menace sur la sécurité
nationale (communication, circulation, transport). La fonction protection prendra également en compte
l’émergence des menaces représentées par les drones sur le territoire national.
« L’opération “Sentinelle” doit être évaluée pour en tirer toutes les conséquences tant sur le rôle des forces
armées par rapport aux forces de sécurité intérieure et de sécurité civile, que sur la chaîne de commandement, sur le
cadre juridique de l’intervention des militaires, sur la doctrine d’emploi, sur la préparation opérationnelle et la
formation ou encore sur le type de sites à protéger et les modalités de cette protection (garde statique ou autre). Le
Président de la République a demandé au Premier ministre de préparer un rapport sur cette question. Il est
indispensable que la représentation nationale ait connaissance des résultats de ce travail en cours et puisse en
débattre.
« Parallèlement à cet engagement au profit de la Nation, l’accroissement des risques visant les installations,
moyens et activités du ministère de la défense nécessite, pour ce ministère, des aménagements d’infrastructures et
le déploiement de moyens matériels et humains supplémentaires.
« Cette posture sera complétée par le dispositif de cyberdéfense militaire renforcé, qui fera l’objet d’un effort
marqué sur la période de programmation, en relation étroite avec le domaine du renseignement. La France
développera une organisation de cyberdéfense étroitement intégrée aux forces, disposant de capacités défensives et
offensives pour préparer ou accompagner les opérations militaires. L’organisation opérationnelle des armées
intégrera ainsi une chaîne opérationnelle de cyberdéfense, cohérente avec l’organisation et la structure
opérationnelles de nos armées et adaptée aux caractéristiques propres à cet espace de confrontation : unifiée,
pour tenir compte de l’affaiblissement de la notion de frontière dans cet espace ; centralisée au sein du centre de